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 le fautif. (travis)

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MessageSujet: le fautif. (travis)   Sam 28 Jan - 2:21

Vous êtes violent mais pas méchant.
Vous êtes violent parce que vous avez été blessé
et que vous n’avez jamais guéri.

Le parc, il y vient presque tous les jours parce que c'est certainement l'un des endroits qu'il préfère de la ville. Et surtout, Harmony s'y rend pour nourrir les pigeons même si Max lui a dit a de nombreuses reprises que c'était interdit. Il s'en fiche lui. Il a déjà vendu de la drogue pendant des années alors c'est pas nourrir des pigeons qui va lui faire peur. La tête blonde les aime tellement qu'il leur a même donné un prénom, à chacun (bon parfois, certainement qu'il les confond mais qu'importe, c'est l'intention qui compte paraît-il). Emmitouflé dans sa veste double épaisseur, c'est à peine si on peut le voir, là, caché sous son bonnet. Si sa soeur le voyait, elle serait déjà en train de l'engueuler pour avoir mis ses vieilles bottes en plastique qu'il enfile d'habitude pour aller voir les chevaux en dehors de la ville. Des regards se posent sur Harmony mais il n'y fait même pas attention, concentré à l'idée de retrouver son banc fétiche et s'y caler. Le bruit des mômes, la présence des sportifs, la bienveillance des mamans, tout cela l'effleure seulement. Et tandis qu'il s'avance sans un bruit, ses sourcils se froncent en apercevant une silhouette déjà assise à sa place. Sa gorge se noue alors que le campagnard accélère le pas sans même s'en rendre compte.

Il a la sensation de rêver en apercevant Travis à quelques mètres de lui. Et pourtant, ses traits ne font que se dessiner et les détails de son visage lui sautent aux yeux. Ce qu'Harmony remarque en premier, c'est sa barbe de plusieurs jours, celle qu'il ne rase jamais par paresse et dont il se moquait parfois, par le passé. Son cœur bat si vivement sous sa cage thoracique qu'on pourrait presque le voir à travers toutes les couches de vêtements. Il  ne sait pas, Harmony, si Travis lui en veut encore, s'il a seulement le droit de s'asseoir à côté de lui après ce qu'ils ont traversé. Le blondinet se souvient encore de la peur qu'il avait eu ce jour là et de la colère de son ami. S'il était arrivé quelque chose de grave, Harmony s'en serait voulu éternellement. Et pourtant, malgré la peur au ventre d'être rejeté, le voilà qui prend place à côté du brun. Il hésite une seconde et prend la parole. Tu veux donner à manger aux pigeons ? Qu'il lui demande, la voix pleine d'espoirs. Les pigeons, c'est la seule chose qu'il a trouvé pour lui adresser la parole. Avant, il lui en parlait tout le temps de ces foutus piafs. D'un geste lent, le blond s'applique à poser une poche en plastique pleine de biscottes entre eux pour l'ouvrir. Faut faire des petits morceaux parce qu'après ils se battent sinon. Harmony en balance par terre tandis que les bêtes se ramènent déjà. C'est con, mais les pigeons ça lui rappelle la vie au Texas. Lui aussi il crevait de faim comme eux et allait chercher les restes là où il y en avait. Harmony se souvient même de ces fois où son ventre grogner si fort que sa sœur lui demandait s'il n'y avait pas un monstre enfermé là-dedans.

Un quart de seconde et Harmony s'autorise à lancer un regard en direction de Travis avant de revenir vers les pigeons. Il a pas le cran, sur le moment, de lui demander pardon pour tout. Son visage est si gelé qu'il a l'impression de le sentir se craqueler dés qu'il parle. Et si Travis lui en veut toujours ? Certainement que ça lui brisera le cœur parce que dans cette histoire, il n'y a qu'un seul fautif, celui qui porte des bottes en plastique.

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MessageSujet: Re: le fautif. (travis)   Sam 28 Jan - 10:12

Il sait pas trop ce qu’il est venu faire ici, dans le parc, parce que concrètement c’est pas le genre d’endroit où il traine souvent, du moins plus depuis un moment. C’est idiot parce qu’il se souvient avoir passé de très bons moments ici, avec les copains, pendant les vacances, à boire dans l’herbe, à rester allongé là à regarder le ciel en attendant qu’il leur tombe sur le coin du nez. Y a eu des éclats de rire ici, y a même eu des baisers volés, quand il se baladait avec Mabel, main dans la main. C’est pas que Travis est pas un ami de la nature, avec son penchant pour chaque petit animal qui vient se perdre sous son nez, on peut pas dire ça, mais dans ce parc en particulier, y a trop de souvenirs qui, plutôt que de lui réveiller des sentiments agréables, lui piquent le coeur avec une fourche. Pourtant il est là, Smokey a ses pieds qui se planque sous le banc en regardant les pigeons, l’air terrifié de se faire agresser. C’est pas un chien, c’est un paillasson. Dès qu’un des piaf remue la tête, l’autre fait carpette sur le sol et tire un peu sur la laisse que Travis ne tient plus vraiment. Il s’arrête de respirer au moment où un groupe de gamins lui passe devant; ça parle fort, ça rit à s’en faire péter les cordes vocales et ça lui gonfle la poitrine d’un sentiment terrible. L’acceptation. Il aura jamais ça, simplement parce que la femme avec qui il a espéré pouvoir bâtir un foyer et construire une famille, lui a refusé le projet. Alors s’il peut pas avoir Mabel, Travis a fais une croix sur tout ce qui allait avec. Ça devrait le rendre triste, mais il prend conscience qu’au final, il a plus ou moins l’habitude d’abandonner ses rêves et d’oublier les gens.
Ou presque.

La sensation étrange que quelqu’un le regarde, puis finalement lui brise son moment de solitude lui tort les tripes et il se retient de bouger. Pas parce que c’est un inconnu qui s’amuse à pénétrer son cercle d’intimité, mais parce qu’il a pas vraiment besoin de tourner la tête pour savoir qui c’est. S’il devait être tout à fait honnête, c’est par curiosité que Travis s’est arrêté ici, sur ce banc en particulier, parce qu’un ami lui a dis l’y avoir vu quelques jours plus tôt. Et il a pas résisté. Sous couvert d’une balade avec le bobtail, Travis s’est abandonné ici et maintenant qu’il est à ses côtés, il est plus vraiment certain de vouloir rester, mais il peut pas partir. Smokey se répand sur l’herbe, chien trouillard et puis.. Ça l’emmerderait de partir maintenant, même si, clairement, la réflexion d’Harmony lui arrache un rire étouffé. On dirait un gosse. Il a presque envie de lui proposer un ballon pour parfaire le tableau. Sans vraiment passer le regard sur le visage du blondinet à ses côtés, Travis jette un oeil sur la poche qu’il pose entre eux; il est sérieux, ce con. Qu’est-ce qu’il lui arrive ? On l’a cogné tellement fort qu’il a le cerveau qui s’est décroché ? C’est qui ce mec ? Il est où celui qui l’emmerdait en lui répétant que ces cons de volatiles étaient les créatures du diable et que c’étaient tous des saloperies pleines de microbes et que ça commençait à le gonfler de trouver des chiures de pigeons sur les vitres de ses fenêtres.

« T’es quoi ? Un espèce d’expert en pigeons, maintenant ? » Il sait pas trop s’il essaie d’être froid, dur ou étonné. Soupir suspendu aux lèvres, Travis finit par attraper un bout de pain qu’il s’évertue à briser en petits morceaux, pour s’occuper, un regard entre ses jambes, pour voir que ce con de Smokey s’est un peu endormi. Apparemment, la technique pour nourrir les oiseaux ne le passionne pas. « T’as perdu un pari ? » Cette fois il regarde les bottes - même si au fond, il croit se souvenir qu'Harmony a toujours été un peu à part -, puis sa dégaine, sans jamais poser les yeux sur son visage. La vérité c’est que Travis sait pas s’il peut le faire, le regarder sans se rappeler. C’est con, parce qu’à côté de ça, il arrive encore à trouver, au fond de lui, un affection profonde pour cet abruti et ses miettes de pain.
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MessageSujet: Re: le fautif. (travis)   Mer 1 Fév - 14:59

Harmony a toujours fait de son mieux pour être loyal avec les autres, trop apeuré à l'idée de terminer comme son père. Il s'en serait voulu de faire du mal aux autres par pur égoïsme et pourtant, Travis avait été victime de son unique connerie. Parce qu'il savait qu'en entrant dans le monde de la drogue, qu'il mettrait sa vie et celle de son entourage en danger. Lui, d'habitude si terre à terre s'était laissé porter par l'envie de découvrir autre chose et Harmony en avait perdu son ami au passage.  Un ami, c'est pas seulement une personne qu'on apprécie. Non, pour lui, c'est bien plus que ça. Un ami, c'est une personne qu'on aime sans rien attendre en retour. Y a pas de contrat pour dire que l'on doit être fidèle ou non. C'est tellement informel que les gens ne se rendent jamais compte de sa véritable facette. Pour le blond, l'amitié a toujours été plus important que tout. Certainement parce que grâce à ça, il avait su se sortir la tête de l'eau, s'arracher aux griffes de son père pour finalement en terminer ici ; sur un banc à nourrir des piafs. Travis et lui ne se regardent pas dans les yeux et ça, Harmony l'a de suite remarqué. Et puis ses mots sont dévorés par la moquerie. Il lui en veut toujours, ça se sent, ça s'entend, c'est flagrant. Le campagnard avait pourtant quitté son ami dans l'espoir que tout s'arrange mais aujourd'hui, il se rend compte que le temps n'a pas fait son job. On ne peut pas se faire pardonner par le silence. On ne peut pas arracher chez l'autre sa haine. Encore moins lorsqu'elle est devenue une habitude. Harmony peut facilement imaginer le corps de Travis, dévoré par la colère et les mauvais souvenirs, absorbant alors les autres, plus tendres. Il aimerait lui dire, le blond, qu'il y a autre chose dans leur passé commun que cette bagarre. Il voudrait le secouer, serait capable de lui mettre un coup de poing si cela pouvait suffire à arranger les choses.

Et toi alors ? il marque une pause, soupire, ce n'est peut-être pas le moment de s'énerver mais Harmony ne peut pas rester les bras croisés. C'est pas parce que c'est Travis qu'il a tous les droits sur lui. T'es devenu aigri à quel moment ? Cohle voudrait en rajouter une couche mais il se retient, se pince ses lèvres, noue sa gorge et baisse les yeux pour regarder les pigeons qui se multiplient autour d'eux. C'est pas des miettes de pain qu'il est en train de leur jeter mais toutes ses chances de retrouver sa complicité avec le brun. Il aurait pas du lui dire ce genre de choses, pas alors qu'il est l'unique fautif. Si ça se trouve, un autre aurait porté plainte contre lui. Même si Travis ne s'était pas vengé avec les coups maintenant, il se rattrape, l'agresse avec des mots. Son coeur tient le choc comme il peut, là, sous sa cage thoracique. Si ça continue, lui aussi va se casser la figure et Harmony aura plus qu'à rentrer chez lui les mains dans les poches et avec la déception de ne pas avoir assuré. Sa respiration se coupe alors qu'il prend le temps de mettre ses pensées en ordre dans sa tête.

Enfin, pour la première fois, Harmony plonge son regard dans celui de son ami. Leurs pupilles se confrontent mais il ne se débine pas. Il a déjà fait face à pire. Ecoute, je me suis excusé et pas qu'une fois. J'ai avoué mes fautes et je me suis barré parce que je me disais que ce serait mieux si tu voyais pas ma tronche quotidiennement. J'ai fait tout ce que je pouvais pour alléger ta colère mais aujourd'hui je vois que ça suffit pas. T'es énervé, je le comprends mais j'ai besoin que tu m'expliques une chose. Ses lèvres gercées le font souffrir tandis qu'il parle à s'en faire mal à la tête. Harmony s'applique à donner un sens à ce que son coeur brisé lui dicte. Comment tu fais pour qu'un seul mauvais souvenir puisse prendre le dessus sur les autres ? T'as jamais fait de conneries toi peut-être ? Je comprends pas que tu sois pas foutu de me donner une seconde chance. Il joue nerveuse avec le morceau de pain qu'il a dans la main pour se donner du courage. C'est la première fois depuis des années qu'Harmony n'a plus autant parlé et cette idée l'effraie. C'est dégueulasse ce qu'ils t'ont fait. Si j'avais une machine à remonter dans le temps, j'échangerais nos places sans me poser de questions parce qu'on est sensé protéger ses amis, pas les enfoncer, non ? Et tandis qu'il dit ça, Harmony ne s'est jamais trouvé aussi bas que terre face à Travis. Il a la sensation d'être enterré par son propre ami dans le trou de la honte mais qu'importe, le blond est capable de tout pardonner. Tout. Je me fais chier sans toi et ça m'emmerde de rien pouvoir changer. Voilà, c'est dit, c'est balancé à la va-vite.
Tu me manques, Travis.

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