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 if you let me, here's what i'll do, i'll take care of you (judith)

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MessageSujet: if you let me, here's what i'll do, i'll take care of you (judith)   Dim 22 Jan - 1:15



Ca faisait maintenant quelques jours que Simon était passé chez lui, à l'improviste, et ce qu'il pensait être une visite de courtoisie s'était presque transformé en séance de thérapie de couple. Il était sorti pour courir aujourd'hui, Drew, besoin de se défouler, de sentir l'air s'écraser sur son visage, avoir l'impression de respirer à nouveau. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser à eux, Simon, Jude. Il avait bien senti que Simon était perdu, complètement déboussolé par ce qu'il ressentait à l'égard des deux femmes. Sans vraiment s'en rendre compte, il s'était laissé aller dans une aventure qui l'avait menée jusqu'ici, jusqu'à un choix cornélien ; sa femme ou sa maîtresse ? Lui-même ne connaissait pas la réponse, alors il ne savait pas comment s'en sortir, continuant à faire souffrir les femmes de sa vie. Jude était au courant, évidemment. Son père lui répétait ça tout le temps à Drew, une femme finissait toujours par savoir, une femme savait tout, et c'était souvent quand elle le cachait qu'elle en savait le plus. Elles sentaient ce genre de choses, les trahisons, les escapades du mari qui n'étaient pas tout le temps des soirées poker avec les potes, une bière à la main. Et son père ajoutait que la plupart du temps, les femmes faisaient juste semblant de ne pas voir, pour ne pas affronter la réalité, pour ne pas mettre la relation en péril. Mais Drew connaissait Judith, depuis qu'ils étaient haut comme trois pommes, il l'avait regardé devenir cette femme confiante et forte, et il savait qu'elle ne ferait pas semblant, qu'elle ne pourrait tout simplement pas fermer les yeux sur les agissements de Simon. Il était tiraillé Drew, de deux côtés, vers deux amis. Il en voulait à son ami de l'avoir trompé, mais qui était-il pour juger. Un rire traversait ses lèvres alors qu'il ralentissait sa course. Lui, l'homme incapable de faire durer une relation plus de deux semaines, l'homme au regard si volatile, lui qui ne pouvait s'empêcher de s'attarder sur des courbes féminines dès qu'elles croisaient son chemin. En réalité, il était surpris que ça n'arrive que maintenant. Mais même s'il pouvait comprendre le comportement de son meilleur ami -l'homme est faible, nous le savons tous-, il lui en voulait, parce qu'il ne s'agissait pas de n'importe quelle femme, il s'agissait de Judith, leur Judith, sa Judith.

Les relations que Drew entretenaient avec les femmes étaient pour la grande majorité destructrices, sans issue, de simples échecs resumés à des coucheries qui ont fini par mal tourner. Mais avec Judith, il n'avait jamais été question de cela. Depuis l'adolescence, ils étaient fourrés ensemble, ils formaient un trio inséparable avec Simon. Judith était spéciale aux yeux de Drew, elle était différente des autres, il ferait n'importe quoi pour elle, il avait déjà fait n'importe quoi pour elle. Leur relation était privilégiée en quelque sorte, il la respectait, il l'admirait. Elle était de ces femmes qui inspiraient le respect juste par leur présence. L'incarnation même du mélange parfait entre la douceur et la force, mais il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour elle. L'amour rendait bête, ça aussi son père lui avait répété maintes et maintes fois à Drew. Et derrière cette façade, cette armure, il était persuadé qu'elle était blessée, parce qu'il savait à quel point elle aimait Simon. Il n'y croyait pas, Andrew, à toutes ces conneries, à l'amour, au mariage, au « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants », mais quand il les regardait, il y a de ça quelques années, il était persuadé qu'il y avait quelque chose, qu'ils avaient ce quelque chose qu'il n'arrivait pas à voir dans le mariage de ses parents et d'autres. Il ne savait pas si c'était le rire de Simon, ou la teinte rosée que prenaient les joues de Judith lorsqu'il la complimentait, mais il se disait que finalement, peut-être, qu'il existait quelque chose dans ce genre. Il commençait à penser que cette petite étincelle ne pouvait se créer qu'entre eux et avec personne d'autre. S'il avait déjà douté du mariage, jamais il n'avait douté des sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, mais malgré ça, les choses finissaient toujours par dérapé ; une rencontre, de l'ennui, le temps qui passe. Un soupir traversait ses lèvres. Des regards furtifs autour de lui puis ils remettaient ses écouteurs et reprenait sa course.

Le froid lui mordait le visage, il ne sentait plus vraiment ses mains, mais il continuait d'avancer, pas après pas. Pendant son jogging, il avait décidé de changer son itinéraire et il avait couru jusqu'à la maison des Northam. Il enlevait ses écouteurs de ses oreilles avant de taper à la porte, trois coups disctincts comme à chaque fois. Vieille habitude dont on arrive pas à se débarasser. Un sourire étirait ses lèvres lorsque la porte s'ouvrait sur elle, il ne pouvait l'empêcher, c'était plus fort que lui. Il s'empressait de la prendre dans ses bras et déposait un baiser sur sa tempe. « Salut. Tu m'as manqué. Ca fait au moins deux semaines qu'on ne s'est pas vu. Plus jamais, tu m'entends ? » lâchait-il en entrant dans cette maison qu'il connaissait comme sa poche. Elle abritait tellement de bons souvenirs, d'engueulades, de peurs, de réconciliations. Si elle pouvait parler, elle en aurait des choses à raconter. Il quittait son bonnet avant de frotter ses mains pour se réchauffer un peu. Après avoir posé son regard sur elle, il passait une main lasse dans ses cheveux, tentant de se recoiffer un miminum. Un air taquin flottant sur son visage, il entourait ses mains avec les siennes, largement plus chaudes et plus douces. « Qu'est ce que je ferai sans toi, hein ? D'ailleurs, je me demande comment j'ai fait pour survivre deux semaines. » Une fois ses mains à peu près réchauffées, son index venait taquiner le bout de son nez avant qu'il ne se dirige vers la cuisine, ou du moins vers le frigo. Il en sortait une bière ; bon pour la récupération parait-il d'après un expert s'il se souvenait bien, ou bien Simon. Peu importe. « Et toi, comment tu vas ? » Aborder le sujet directement l'effrayait un peu, si elle avait besoin d'en parler, elle savait qu'elle pouvait le faire avec lui. Si elle ne le faisait pas avec lui, elle ne le ferait avec personne. Il n'avait jamais douté de leur amitié, ça ne commencerait pas aujourd'hui. D'un geste vif, il décapsulait la bouteille et but une gorgée. Le liquide débordant au coin de ses lèvres, il étouffait un rire, relevant ses yeux bleus vers Judith. En sa présence, il n'était plus le même, il se sentait libre, il n'avait pas cette impression d'étouffement qui écrasait sa poitrine. Grâce à elle, et il espérait pouvoir la libérer, elle aussi, en quelque sorte en la libérant du poids de certains secrets et de certains mots.

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I'm in love with your body, and last night you were in my room, and now my bedsheets smell like you, every day discovering something brand new. i'm in love with the shape of you.


Dernière édition par Andrew Conley le Dim 22 Jan - 2:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: if you let me, here's what i'll do, i'll take care of you (judith)   Dim 22 Jan - 2:14

andrew&judith
if you let me, here's what i'll do, i'll take care of you.
tu n'as fais aucun effort, aujourd'hui. en réalité, t'as attendu d'entendre la porte claquée pour te lever. tu t'es extirpée de ton lit. doucement, difficilement même. tes jambes te trahissent dernièrement. tes mains aussi. et, tu ne sais plus quoi en penser. t'as l'impression d'être entrée dans une spirale infernale. où tout, la moindre chose, est devenu compliqué. ta vie, ton corps, ton mariage. tout foire. tout se barre. et, t'as l'impression d'être un pantin. t'as l'impression qu'au-dessus de toi, quelqu'un tire les ficelles. toi, t'es qu'une marionnette. toi, tu n'arrives pas à changer le cours des choses. t'es là, spectatrice de ta propre vie. t'es là à vouloir te battre. et tu n'y arrives pas. y'a tout ton monde qui s'écroule, judith. et, tu ne comprends pas comment t'en es arrivée là. alors, ce matin, t'as choisi d'éviter simon. comme plusieurs matins, maintenant. t'es partagée. entre la haine et la tristesse. tu veux faire bonne figure. alors, tu participes encore aux repas chez les northam. tu veux paraître forte, alors tu restes droite. tu essuies tes larmes. et, surtout, tu les retiens devant simon. tu n'y arrives pas toujours. en réalité, tu n'arrives pas à lui adresser la parole sans qu'un sanglot ne s'échappe. alors, t'as choisi de l'éviter. t'as choisi de ne pas parler. comme si simon était devenu un fantôme. tu tentes de l'attirer chez  la thérapeute, pourtant. mais rien n'y fait. et, tu t'énerves. tu lui hurles dessus. et, t'arranges rien. t'as l'impression qu'il s'éloigne. tu le vois partir. et ton coeur se brise, judith. ton coeur qui éclate en un millier de morceaux. t'es cassée, jude. t'es blessée. et, tu navigues entre la colère et la douleur. tu balances entre la haine et l'amour. tu l'aimes, simon. et, t'es sûrement capable de pardonner.  

t'es surprise des coups qui résonnent contre la porte d'entrée. t'attends personne. tu fais plus ou moins la morte depuis quelques semaines. tu ne donnes plus trop de nouvelles. t'es juste là. à essayer de jouer. à essayer de résister. t'es tourmentée. mais t'es encore là. alors, tu te diriges vers le proche. t'es toujours en peignoir. t'es à peine levée. puis, c'est drew que tu vois apparaître. c'est drew qui te prend dans ses bras. ton coeur se pince. drew. que tu dis d'un air dégoûté. tu pues et t'es trempé. que tu ajoutes. un air taquin sur ton visage. t'es presque rassurée de le voir là. ton andrew. et, c'est comme si le garçon venait de chasser un des nombreux nuages présents. laissant entrer dans ta demeure un minime rayon de soleil. c'est toujours ça de gagné, judith. et t'es gelé. que tu souffles. tu t'armes de ton sourire. même devant drew, t'as envie de paraître forte. même devant drew, tu brises rarement ta carapace. tu parles. tu te confies. mais tu ne te laisses jamais aller. t'es comme ça, toi. franchement, je sais pas. mais, ça doit être pour avoir ta bouffer d'oxygène que t'es là. que tu balances dans un sourire. tu le suis jusqu'à la cuisine. t'essayant sur le comptoir de celle-ci. à l'aise la nana. t'as des chaises partout chez toi, mais c'est ici que tu choisis de t'installer. elle est où la violoniste bien élevée, hein ? ça va. que tu dis en haussant les épaules. t'es une menteuse, judith. t'es même pas capable de lâcher le morceau tellement tu as honte. honte de ne pas avoir pu garder ton époux dans le lit conjugal. honteuse qu'il s'en aille. honteuse de le perdre.  tu pourrais partager. que tu dis en tendant la main pour attraper la bière qu'il vient de porter à ses lèvres. dès le matin. alors que t'es à peine réveillée. ça sent le sapin, jude. tu vas pas te mettre à sombrer là-dedans. t'es quand même vachement plus forte que ça. tu m'as manqué, drew. que tu dis dans un soupire. comme un changement soudain de comportement. tes prunelles qui fixent le garçon. ton regard qui en dit long. tu sais pas s'il est au courant. tu sais pas si simon s'est confié à drew. elle est là, la complexité de votre histoire. parce que, t'as pas envie que drew ait le cul entre deux chaises. t'as pas envie qu'il compatisse pour l'un ou pour l'autre. mais, t'as besoin de lui.

(c) sweet.lips

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