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 w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.

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MessageSujet: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Sam 21 Jan - 16:11

sid&judith
si notre planète se réchauffe c'est qu'on se rapproche de l'enfer, la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.
toi, tu sais pas vraiment ce que tu fais là. postée devant l'université. ton fessier posé sur le capot de ta voiture. t'as ton assurance de tout les jours. t'es droite, t'es froide. tu ne souris pas. et, à vrai dire, tu dois faire peur à voir. parce que, tu scrutes chacun des étudiants qui passent devant toi. les dévisageant. mais, tu n'en cherches qu'un. tu ne le connais pas. et, lui non plus. t'as juste entendu parler de lui. tu ne sais même plus où. tu ne sais même plus quand. t'as son nom, t'as son prénom. et t'as fais quelques recherches sur lui ensuite. merci les réseaux sociaux, tu diras. c'est fou comme cette merde peut te priver de toute intimité. ça pourrait te faire peur, mais tu t'en fiches bien. en fait, t'es là pour toi. tu fais l'égoïste. t'es là parce que t'as besoin de lui. et, tu penses qu'il pourra t'aider. t'en sais pas grand chose, c'est vrai. mais, tu tentes. parce que, qui ne tente rien n'a rien. c'est vrai, ça. parce que, tu risques rien à le rencontrer. à part un éventuel refus de sa part. t'as imprimé son visage dans ton crâne. t'espères ne pas le louper. t'espères ne pas attendre pendant des heures. tu passais pas être à ce point désespérée. à attendre qu'un gamin sorte de l'université pour pouvoir l'accoster. sans aucune arrière pensée, évidemment. t'es pas là pour te venger de simon. c'est pas un gigolo, le sid. non, toi, t'es là pour lui demander de résoudre tes problèmes. tes tremblements, tes chutes. toutes ces merdes qui depuis quelques semaines t'empêchent de vivre. parce que, t'as trop peur de consulter un médecin. tu ne les aime pas, toi, les médecins. quand tu t'y rends, ce n'est jamais pour qu'ils t'annoncent une bonne nouvelle. alors, tu les évites. parce que t'as la trouille d'eux.
et puis, tu le vois. enfin, tu penses qu'il s'agit de lui. alors, tu te redresses. t'as l'air fatigué. tu es fatiguée. les bras croisés sur ta poitrine. ton écharpe qui cache la moitié de ton visage. tu attends qu'il arrive à ta hauteur. sydney byers? que tu dis pour l'interpeller. la scène ressemble à un film. c'est à penser que tu vas le kidnapper pour qu'il intègre, ensuite, une société secrète. tu tentes un sourire. ouais, c'est pas franchement rassurant. tu te l'accordes. mais, t'es inquiètes. et, de toute façon, t'as jamais été du genre sociable. j'ai besoin de vos.. talents. que tu dis en arquant un sourcil. tu sais pas trop comment amener la chose. t'es mal à l'aise. la situation est ridicule. vraiment. t'as honte d'être là. t'as honte d'interpeller un gamin devant une université. mais, t'es là. et, tu ne peux plus reculer. montez. que tu dis en décollant ton fessier de la carrosserie. t'es pas certaine qu'il te suive. à sa place, tu ne le ferais pas, à vrai dire. mais, tu sais pas trop comment aborder le sujet. et, t'as pas envie de le faire alors que des dizaines de personnes peuvent t'entendre. alors, toi, tu t'installes dans la voiture. sans la démarrer. juste pour être à l'abris.  

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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Dim 22 Jan - 3:11


judith & sid

la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.


T’as la tête entre les mains, l’attention qui flanche à vue d’oeil. Tu veux bien jouer les prodiges de bas quartier, mais t’aimerais bien que tes profs y mettent du leur. Putain, ce qu’ils sont chiants. Ils ont la diction aussi vivace qu’un encéphalogramme plat, l’oeil mort et le teint blafard. Ca sent le renfermé, la sueur et le moisi. On t’a promis des merveilles, en te disant d’aller en fac. On t’a dit que les mecs de ton quartier n’y avaient pas leur place, que t’étais un chanceux. Un génie, un privilégié. On t’a pas dit que tout ça ressemblait fortement à un piège à con. Quand ton prof te libère, tu colles ton bouquin de philo sous le bras. Tu te fais chambrer par les potes, quand ils voient les titres. La moitié n’y comprend rien, et l’autre n’a pas envie d’essayer. T’essuies la bave qui commençait à se former à la commissure de tes lèvres. T’étais à deux doigts de pioncer en plein cours. Encore. Pour t’éveiller totalement, tu dévales les marches de l’amphithéâtre au pas de courses et tu trottines jusqu’à la sortie. L’air pur te saisi et te sort de ta torpeur. Dans ta poche de pantalon, tu sors une clope que t’as eu le temps de rouler entre deux théories de la causalité, et tu l’allumes sans tarder. T’as beau laisser le poison se poser sur tes poumons, t’as l’impression de revivre dès la première bouffé. Ca y est, t’es debout. Prêt à quitter cet Enfer pour en gagner un autre. Ou traîner au bar où ton frère travaille, t’en sais trop rien encore. T’aviseras sur le chemin.

T’as le temps de faire dix mètres et de gagner le trottoir.  T’entends qu’on t’appelle. Ou plutôt, qu’on appelle Sidney. T’as une vague grimace dégoûtée qui s’affiche sur tes traits. Ce nom, t’en as jamais été fan. Toi, c’est Sid. Mais tu lèves la tête. Devant toi se tient une femme, la fin de trentaine. A moins d’être prof, elle a rien à faire là. Tu la connais pas, en tout cas elle te dit rien. “Ca dépend, c’est pour quoi?” Tu te méfies. Elle a pas l’air dangereuse, comme ça, mais t’as déjà vu des pourris porter des costumes d’ange. De nature, tu suspectes tout le monde. Tu veux bien avoir l’approche facile, mais t’es pas né d’hier. Elle esquisse un sourire qui t’amuse malgré toi. C’est bon, c’est pas une menace. Elle a visiblement l’air à côté de ses pompes. Elle aligne quelques mots et cette fois t’es paumé. Qu’est ce qu’une bourgeoise dans son genre pourrait attendre d’un gamin comme toi? T’as trop de questions qui se pressent, trop d’inconnues à l’équation, mais t’es pas du genre à les formuler à haute voix. Et puis, rien ne presse. Tu te demandes où elle veut en venir, et t’es curieux de voir comment elle va s’en sortir. Parce que quoi qu’elle fasse, clairement, elle improvise. Tu acquiesces à ce qu’elle dit sans ajouter un mot. C’est pas à toi de faire la causette, toi, tu sais même pas pourquoi t’es là. Tu joues simplement avec ta cigarette en attendant qu’elle se décide à cracher le morceau. Tu fais même pas semblant de rester impassible quand elle te demande de monter dans sa caisse. C’est quoi, son délire? Elle s’installe et attend. Toi, tu la dévisage depuis l’autre côté du pare-brise. Tu la laisses poireauter quelques secondes. Tu finis tranquillement ta clope avant d’écraser le mégot sur le sol. Là, seulement, tu décides de grimper côté passager. “J’connais pas trop les tarifs, mais j’tiens quand même à vous préciser que c’est capote obligatoire.” que tu lâches à peine la portière refermée. T’attends de voir sa tête avant de lâcher un rire amusé. Elle a l’air tellement mal à l’aise à la seule idée d’être ici, que tu peux pas t’empêcher de t’en délecter. “Alors. Qu’est ce qui amène une bourgeoise comme vous à s’encanailler avec le bas monde?” T’as le don d’aligner les mots avec finesse. Tu parles pas comme tous les mecs de chez toi. Pas tout le temps, en tout cas. Entre deux jurons, t’es capables d’aligner des mots de trois syllabes. Et t’aime bien jouer les beaux parleurs. Elle, elle a du te juger en trente secondes. Tes fringues, ta gueule. Le bouquin de philo qui jure avec le reste. Tu détonnes avec le décor autour. Mais c’est pas pire que la nana assise à côté de toi.
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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Dim 22 Jan - 13:34

sid&judith
si notre planète se réchauffe c'est qu'on se rapproche de l'enfer, la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.
t'es clairement pas à l'aise. tu sais que t'as rien à faire là. t'as quoi ? quinze ans de plus que les gamins qui traversent la route. si ce n'est plus. tu commences presque à regretter d'être venue. tu commences presque à te dire que t'es qu'une idiote. et puis, comment tu peux espérer trouver une aiguille dans une meule de foin. des centaines, voire des milliers d'étudiants se bousculent pour sortir au plus vite du bâtiment. alors, comment tu peux en reconnaître qu'un. d'ailleurs, rien ne te dit qu'il sera là. si le gamin a besoin de quelques billets pour ce qui te semble être une solution, t'imagines qu'il ne doit pas franchement être très assidu à l'université. qu'importe, tu es là, maintenant. et c'est quand tu l'aperçois au loin que tu te décides à agir. t'es ridicule. t'es gênée. et, franchement, tu l'abordes n'importe comment. t'as l'impression de sortir d'un film mal réalisé. t'as l'impression que t'es pas crédible. tu ne l'es pas, évidemment.
tu attends dans la voiture qu'il daigne te rejoindre. t'as pas dis un mot de plus. t'as rien ajouté. ça ne servirait à rien. et, t'es bien trop gênée pour déblatérer en public. le gamin, il se fait désirer. toi, t'es là à attendre. tandis que vos regards se croisent à travers le pare-brise de ta voiture.
tu sais pas trop si c'est du lard ou du cochon. s'il pense vraiment que tu veux le payer pour.. coucher. rien que cette idée te répugne. non pas qu'il soit dégueulasse, le môme. mais, justement. c'est un gamin. et, toi, tu ne joues pas dans cette catégorie. alors, tes lèvres s'étirent. sourire timide que tu lui donnes. il paraît que vous vendez quelques petits trucs. que tu dis en tournant ton regard. tu t'assures surtout que personne ne traîne à côté de vous. t'as honte, judith. à venir quémander des médicaments. tu devrais aller chez un médecin plutôt que de venir voir un gamin. tu sais même pas ce qu'il va te refiler. s'il te refile quelque chose d'ailleurs. mais, toi, les médecins, tu ne les supportes pas. t'as pas envie de les voir. t'as pas envie de les fréquenter. j'ai des.. problèmes en ce moment. et, j'voudrai savoir si vous auriez quelque chose pour moi. c'est la première fois que tu l'avoues. la première fois que tu le dis à voix haute. t'as un soucis. ton corps a un soucis. outre le coup psychologique. t'es devenue une larve. t'as juste l'impression que ton corps s'est vieilli. j'suis sujette à des tremblements. et, j'ai l'impression que mes mains et mes pieds ne veulent plus répondre à mon cerveau. que tu souffles. il est pas médecin, le gamin. mais, tu peux pas t'empêcher de décrire tes maux.

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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Lun 23 Jan - 22:12


judith & sid

la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.


Tu la vois, là, clairement mal à l’aise. Tu lui accordes une minute de ta pitié, presque désolé d’avoir balancé ta vanne. Tu le sens, tu l’as troublé. A pas lui dire ouvertement si tu blaguais ou non. Elle, elle est pas d’humeur à plaisanter. Tu t’en doutais déjà, t’en es sûr à présent. Pour en arriver à de telles extrémités, aborder un gosse à la sortie des cours, un inconnu à l’allure peu amène. Tu le sais que tu présentes mal. D’ordinaire, ça fait fuir. Là, elle est passée outre malgré tout. T’as peut-être merdé en te conduisant comme tu le fais toujours. T’es pas très fort, quand il s’agit de lire les émotions des autres. Mais ça y est. Doucement, tu comprends. Elle est là parce qu’elle est dos au mur. Parce que la merde dans laquelle elle se trouve est suffisamment puante pour que tu sois son seul secours. Tu la connais pas, mais toi tu connais. T’es jamais le premier choix. Alors tu sais pas ce qui se trame, mais brusquement, tu l’écoutes. Tu hausses les épaules à sa première affirmation. T’as beau la voir sous un nouvel oeil, t’en oublie pas tes vieux réflexes. Ce que tu fais n’est pas légal. Tu vas pas te mettre à tout déballer au prétexte qu’une jolie malade te fait les yeux doux pour soigner son rhume. Tu te tais. Ni oui, ni non. Juste un vague regard pour l’inciter à continuer. “Pourquoi tu vas pas voir un médecin?” La question te brûle les lèvres. Tu la balances avec douceur, parce que l’intérêt est réel. D’instinct, t’es passé au tutoiement. Toi, t’es pas fier, t’as le contact facile. Même avec cette femme dont tu connais toujours pas le prénom. Faudrait peut-être que lui demande, d’ailleurs. Mais t’as hierarchisé tes questions selon le degré de ta curiosité. “Et comment tu m’as trouvé? Tu connais mon nom, j’ai toujours pas le tiens.” D’accord, t’as pas demandé de la façon la plus naturelle qui soit. T’es toujours sur la défensive. Question d’habitude. Tu veux pas qu’elle te sorte une plaque et que son air désolé se transforme en sourire goguenard. Les flics font de bons acteurs. Et toi, t’es comme un con dans sa voiture. Tu préfères la jouer sérieux. Tu t’enfonces dans le siège passager avec l’intention d’avoir l’air décontracté. T’es toujours sur tes gardes, mais tu veux pas que ça se voit. A cet instant, c’est toi qui mène la danse. Toi et ta gestuelle de petit con, toi et ton regard posé sur elle comme si tu cherchais à lire entre les lignes. Il y a trop de choses qui t’échappent. Mais dans le domaine où tu exerces, il faut savoir prendre des risques. Ton frère, ça fait des années qu’il deale de la drogue. Et c’est parce qu’il a pété la gueule d’un mec qu’il a fini en taule. Pour ses conneries d’avant, il s’est jamais fait choper. Peut-être que ce sentiment d’impunité, il a fini par te le passer. Cette impression aussi conne que fausse que tu risques rien, que t’es trop malin pour que le système te rattrape. Toi et et grande gueule, il vous arrivera des conneries, un jour. Mais pas maintenant. “J’ai peut-être de quoi aider, ouais. J’connais des bêtabloquants qui peuvent calmer le jeu. Mais j’suis pas mère Thérésa. Suffit pas de se pointer la bouche en coeur pour que j’aide mon prochain.” T’as l’assurance qui perce dans la voix. Ca y est, tu l’as retrouvé ta foutue arrogance. T’as beau déguiser le tout sous une couche de mystère, tu laisses planer aucun doute sur tes talents de pharmacien du pauvre. Elle s’en doutait déjà, sinon elle serait pas là. Mais maintenant au moins, elle sait. Toi, tu peux tout faire. Tu veux juste savoir dans quoi tu t’embarques. Si elle veut que les beaux discours débouchent sur quelque chose, il va falloir qu’elle montre patte blanche.

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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Mar 24 Jan - 17:32


   

     

   

la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein coeur.

— Sid&Judith
il impose un tutoiement. en réalité, ça ne t'étonne pas vraiment. il a la gueule de l'emploi, le gamin. une chose est sûre, il a du mérite. parce qu'à sa gueule, à sa façon d'être, ce n'est pas grâce à papa et maman qu'il est entré à l'université. pas grâce à l'argent. et, sûrement grâce à ses neurones. toi, t'en as pas été capable. t'en as surtout pas eu envie. parce que, t'étais douée. mais, t'as préféré tout quitter pour vivre avec ton violon. ton violon que tu ne peux même plus toucher à présent. et ça te fait mal. ce n'est pas que physique. c'est un tout. tes muscles qui s'engourdissent. tes doigts qui ne répondent plus à tes attentes. ton cerveau en crève. parce que, le violon, c'est ta seule raison de vivre, à présent. je n'ai pas que ça à faire. que tu souffles alors que tu ne le regardes même pas. mauvaise réponse. tu serais mieux chez un médecin que là avec un parfait inconnu. tu comprends. tu comprends qu'il souhaite en savoir plus, le gamin. qu'il se méfie de toi. judith. que tu lâches simplement. quoi ? t'as peur de donner ton nom ? t'as peur qu'il puisse connaître quelque chose sur toi ? ouais, c'est ça. toi aussi tu te méfies. toi aussi t'es pas confiante. parce que, si quelqu'un vient à apprendre ça.. ouais, bah ça ferait quoi, justement ? ton nom est venu à mes oreilles. et, je ne sais plus trop comment à vrai dire. quoi qu'il en soit, j'ai fais quelques recherches sur les réseaux sociaux. et.. me voilà. d'ailleurs, tu devrais faire attention. t'es facilement trouvable. que tu souffles. t'es pas plus détendue qu'à son arrivée. mais, tu tentes de masquer ta gêne. un sourire s'échappe d'entre tes lèvres. je m'en doutais. que tu dis dans un souffle. bien sûr qu'il ne va pas jouer au saint. t'es au courant que tout est cher. et, t'es pas là pour que sid joue à l'âme charitable. ton prix sera le mien. que t'affirmes. ouais, t'es prête à tout. vraiment. ta maison, ton violon, ton héritage. peu importe. et, toi aussi tu te permets de le tutoyer. après, tout. t'es en train de lui confier le plus sombre de tes récents secrets. écoute.. je ne vais pas voir de médecin parce que j'ai.. tu déglutis, difficilement. j'ai peur du résultat. je suis violoniste. et, ce travail, c'est ma vie. ne pas pouvoir jouer, c'est.. tu cherches tes mots. la gêne qui se voit à nouveau. t'en reviens pas. t'es en train de déballer ta vie à un gamin. et, tu sais. tu sais qu'il n'en a rien à foutre. mais, t'en as besoin. t'as besoin d'extérioriser. ça me ruine la vie. et, ce médecin. j'ai peur qu'il la ruine totalement, cette vie. que tu termines, enfin. ton regard qui vient se poser sur le gamin.
   MAY


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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Lun 30 Jan - 21:46


judith & sid

la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.


Tu en es encore à tes questions. Des dizaines de questions qui restent muettes. Tu estime préférable qu’aucune ne franchisse tes lippes, sinon celles qui l’ont déjà fait. Des questions de routine, quelques mots qui n’ont pour but que de lever le voile sur sa présence. Mais les autres… Les autres, tu les tais. Cette femme respire le mystère à des kilomètres. La peine, aussi. Et c’est elle qui prend le dessus. On ne veut pas trop lui en demander, à elle. Parce qu’il semble évident que les réponses ne sont pas belles à entendre. Alors tu l’observes du coin de l’oeil, en te gardant bien d’ouvrir ta grande gueule. T’es pas un mauvais gamin. T’as pour les gens une compassion qu’ils ne soupçonnent même pas. Cachée sous le flot de tes paroles, sous ton air détaché, sous tes répliques moqueuses. Pour elle, toute étrangère qu’elle est pour toi, tu acceptes te retenir le flot de paroles qui menace de l’assaillir. Tu la fermes, et tu écoutes. Judith, c’est son prénom. T’as pas le droit à plus. Pas de patronyme, même pas de phrase pour s’introduire un peu plus formellement. Juste un nom lâché à la hâte, avant qu’elle ne revienne à ses affaires. Tu te formalises pas. Tu ne t’es pas lancé dans ce business pour te faire des amis. Mettre un nom sur un visage, t’en demande pas d’avantage. “Et si je ne l’étais pas, trouvable, les gens comme toi iraient trouver quelqu’un d’autre… Tout est une question d’équilibre, tant que je ne fais pas ma pub dans les panneaux des abris-bus, tout va bien.” Que tu réponds, un peu de malice dans le regard. Tu sais qu’elle a raison, mais tu ne veux pas l’admettre. Oui, t’as pas toujours la discrétion facile. Tu veux bien qu’on parle de toi, mais tu ne veux pas que tout le monde puisse le faire. Si elle remonte à toi si facilement, combien sont susceptibles d’en faire autant? Et parmi eux, qui voudrait te chercher des poux? Tu notes sa remarque dans un coin de ta tête. Être connu, oui. Trop? Non. C’est là tout le paradoxe pour les gens comme toi. L’anonymat protège, mais il nuit au commerce.
Tu sors de la poche intérieure de ta veste un téléphone portable. Un vieux machin qui appartenait à ton père il y a quelques années. Un truc à clapet, passé de mode et d’intérêt depuis longtemps. Un second téléphone qui sert pour tes affaires. T’es pas suffisamment fou pour filer ton vrai numéro. Tu lui tends doucement. “Mets ton numéro là dedans. J’vais faire ce qu’il faut de mon côté. Si j’ai du neuf, je t’appelle.” Bien sûr que tu l’appeleras. T’as déjà toute une liste de personnes en tête qui prennent les médicaments dont Judith aurait besoin. Et tu sens dans sa voix la crainte de se retrouver dans une impasse. T’as beau jouer les durs pour te donner l’air d’un type solide, t’en reste pas moins humain. Touché par ses failles, sa peur qui t’est presque palpable. Elle souffre si fort qu’il te semble l’entendre crier à chacun de ses silences. Tu ignores tout du mal qui la ronge. Elle n’en sait pas davantage. Mais tu ne peux t’empêcher d’être touché par ce bout de femme qui s’est laissé couler. Ses yeux posés sur toi, tu gardes un temps le silence. Tu sais pas pourquoi sa situation te touche à ce point. Peut-être parce que depuis que tu t’es lancé là dedans, tu as vu défiler de tout. Des camés qui cherchaient à avaler n’importe quoi pour peu qu’ils aient leur dose. Des malades qui cherchaient des traitements alternatifs au mal qui les rongeait. Mais elle, elle n’est rien de tout cela. Ni droguée ni aux portes de la mort. Elle, elle est perdue. Seule, désespérée. Tu pouvais compatir avec les deux premiers cas. Mais celui ci, c’est différent. Sa solitude, tu la comprends. Tu acquiesces en silence. Tu ne sais pas tellement quoi faire face à ses aveux de faiblesse. Tu marques un temps d’arrêt. Des secondes, une minutes, tu ne sais pas. “Et si ça se soignait d’un claquement de doigts? Et si c’était rien? Est-ce que le pire, au final, ça serait plutôt de ne jamais savoir?” Tu lâches ça d’un souffle, d’une voix qui se veut compatissante, parce que tu l’es vraiment. Touché par elle, Judith. “Enfin moi je dis ça… Mais qu’est ce que j’en sais. J’suis qu’un gamin, pas vrai?” Tu te rattrapes, un sourire aux lèvres. T’as oublié l’espace d’un instant que tu étais là pour les affaires. Et qu’on n’a jamais attendu de toi que tu parles sérieusement. Tout le monde sait que t’en as dans le crâne. Mais tout le monde se fiche pas mal de ce que tu as à dire, dès le moment où c’est trop profond. Tes potes, tes parents… Elle n’est certainement pas différente. Elle est venue te voir pour une bonne raison. Ne l’oublie pas.

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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Ven 3 Fév - 18:15


   

     

   

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— Sid&Judith
je disais juste ça pour toi. que tu souffles en haussant les épaules. et, peut-être un peu pour toi aussi. c'est vrai, tu danses avec l'illégalité là. et, ce n'est pas dans tes habitudes, judith. toi, t'es toujours droite. toi, tu respectes. c'est à peine si t'es capable de faire un excès de vitesse. t'as bien trop peur des représailles. mais, lui, sid, t'as l'impression qu'il est ton ultime chance. tu n'as trouvé que lui comme solution. lui, sa belle gueule et les risques qu'il prend. c'est peut-être égoïste de penser ça. de se dire que t'aimerais qu'il se couvre plus pour assurer tes arrières à toi. c'est vrai, tu ne le connais pas. alors, peut-être qu'il n'hésitera pas à te balancer s'il doit le faire. mais, tant pis. tu prends le risque. t'imagines que le gamin est assez intelligent pour se couvrir. sinon, il ne serait pas là. ici, à l'université. ici à danser avec la justice.
de ta main, tu prends son téléphone. t'hésites un moment avant d'y inscrire ton numéro. t'es pas rassurée. t'es pas détendue. t'es plutôt sur les nerfs. mais, tant pis. tu le fais. et fébrilement, tu le lui rends. un léger sourire sur tes lèvres pour cacher tes angoisses. plutôt en journée. que tu dis. ouais, t'as pas envie que simon tombe sur un appel. qu'il pense que tu te tapes un petit jeune. ou même que tu traînes dans des affaires louches. si c'est possible. que tu ajoutes, un peu plus naïvement. t'as pas envie de le contrarier, le gamin. parce qu'il est, à ce moment précis, le seul à avoir les cartes en main. toi, t'es qu'un pion. t'as plus qu'à attendre.
je sais pas.. j'ai un mauvais pressentiment. que tu souffles pour seule réponse. parce que, c'est le cas. parce que, t'as bien trop peur. après, peut-être que tu t'y connais mieux que moi dans tout ça. que tu dis en riant. ouais, toi, t'es jamais allée à l'université par exemple. t'es seulement capable de jouer du violon. tu l'étais, en tout cas. sûrement, même. que tu ajoutes. un sourire qui étire tes lèvres.
   MAY

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MessageSujet: Re: w/sid. la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.   Mer 8 Fév - 1:04


judith & sid

la planète bleu vire au rouge, on l'a poignardé en plein cœur.


Ca te semble de moins en moins étrange, cette rencontre entre deux contraires. Parce qu’en quelques phrases, tu te fais doucement à l’idée qu’elle n’est pas si différente de toi. Elle a ses failles, et bon sang, elles sont profondes. Abyssales, presque. Elle a pourtant l’air accompli, dans sa vie. Une allure de bourgeoise, une voiture qui coûte plus de trois fois la tienne. Et un maintien qui en dit long sur son milieu d’origine. En plus, elle vient de te dire qu’elle jouait du violon. Mais cette perfection qu’elle s’échine à préserver, tu vois maintenant que c’est du vent. Un masque pour le monde, qu’elle a accepté de lever pour toi. Pas par charité, mais par nécessité. Et toi, t’es qui pour l’enfoncer? Alors tu tends l’oreille et tu fais la promesse à toi-même que tu la laisseras pas tomber. Non, tu la connais pas. Mais toi t’es un peu con, ou un peu trop gentil. Quand tu vois des gens dans la merde, tu peux pas t’empêcher d’aider. Tu reprends ton téléphone, que tu enfonces dans la poche de ta veste. Tu ne cherches pas à appeler pour vérifier que c’est le bon numéro. Si erreur il y a, alors elle repassera par ici pour s’inquiéter de ton silence. T’es pas un mec stressé. Faudrait peut-être que tu le sois davantage, d’ailleurs. “C’est noté.” que tu lui réponds. Y’a de fortes chances que tu ais oublié le jour où il te faudra appeler, ou que tu le fasses quand bon te semble. “Tu sais qu’en général, c’est le fournisseur qui fixe ses conditions, pas le client?” Tu dis ça sur le ton de la plaisanterie, et tu te gardes bien d’employer le mot dealer. Il est moche, ce mot. Il sous-entend que les services que tu monnaies sont mauvais. Ouais, parce que tu appelles ça des services. Comme si tu voulais ignorer que dans ta clientèle se trouvait une longue liste de paumés. Le terme passe mieux pour les clients comme Judith. Ca leur évite de trop se demander ce qu’ils ont bien pu faire dans leur vie pour en arriver si bas. Tu ménages le client. Tu l’écoutes à nouveau, et tu sais pas trop si elle fout de ta gueule ou si elle parle sérieusement. Une nana de son rang qui parle à un mec comme toi, t’as pas l’habitude. Encore moins si c’est pour qu’elle se dévalue sous tes yeux. Tu la soupçonnes un peu de te prendre de haut, avec ce rire que tu ne sais pas interpréter. Et puis tu la fixes un peu, et tu redescends de tes grands cheveux. Non, la condescendance n’a pas cette tête là. Tu l’as déjà vu souvent. Et il n’y a pas si longtemps, dans les yeux de ton demi frère, Andrew, quand il posait sur toi un regard lourd de sous entendus. Chez elle, tu ne vois aucune trace de tout ça. Tu la crois sincère. Peut-être que tu te plantes depuis le début, mais il se passe un truc avec elle. “J’suis pas expert. C’est pour ça qu’à ta place, j’voudrais savoir.” Tu t’avachis dans le fond de ton siège. T’es tellement décontracté qu’on te croirait à deux doigts de coller tes pieds sur le tableau de bord. “Et tes proches, ils voient rien? J’veux dire, une nana qui flanche comme toi, ça finit par se remarquer, non?” Tu remarques l’alliance à son doigt seulement maintenant. Et tu n’y comprends encore moins. Elle a un mari, quelque part. Un type qui ne doit même plus la regarder. Sinon il aurait vu cette détresse dans ses yeux, ce mal qui la ronge à petit feu.

AVENGEDINCHAINS

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