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 help, i have done it again (arthur)

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MessageSujet: help, i have done it again (arthur)   Sam 14 Jan - 3:45


help, i have
done it
again

 

Tes poings fermement serrés dans tes gants, tu frappes le sac de sable de toutes tes forces, de toute ta rage. Tes coups résonnent dans le gymnase vide, il n'y a que toi et ce fichu sac de sable, que tu frappes, encore et encore. Des milliers de pensées te traversent l'esprit et tourbillonnent à l'intérieur de toi, et une seule personne revient sans arrêt te hanter. Pietro. Tu sais pas si t'arriveras à oublier ça un jour, oublier son corps inanimé gisant sur le sol glacé du hangar. Ses lèvres bleues et son regard figé, plus de pouls, plus de vie. Tu frappes encore plus fort, parce que putain ça fait mal. Ça te brûle à l'intérieur, ça te déchire, ça te pénètre comme un poignard en plein dans le myocarde, et tu peux rien faire. Ce jour là, t'as perdu une partie de ton âme, ta moitié, ton double. C'est comme si aujourd'hui tout en toi était dysfonctionnel, sans lui, ça ne marche pas. T'es pas complète. Mais tu refuses d'admettre que ça fait mal à en crever, t'arrêtes pas de leur dire que t'es forte, que tu passes au dessus, que c'est comme ça. Alors qu'en fait t'es plus meurtrie encore que le sac de frappe que t'es en train de passer à tabac. T'y mets toute ton énergie, tellement que ton souffle devient court, et que tes forces viennent à manquer. Depuis combien de temps tu t'acharnes? T'en sais rien, une heure, peut être plus. T'es éreintée, alors tu te laisses tomber contre le sac auquel tu t'accroches pour te soutenir. Tes jambes tremblent, tes bras tétanisent, et ta peine est toujours là. Mais tu te sens un peu mieux, comme si être épuisée te délivrait. T'en peux plus de penser à lui tout le temps, t'en peux plus que ta vie soit comblée de fantômes, tu te demandes quand toute cette merde va s'arrêter. Peut-être que c'est toi, que c'est cette connerie qu'on appelle le karma, qu'il y a quelque chose chez toi qui ne tourne pas rond.Tu retournes finalement dans les vestiaires pour prendre une douche, laissant l'eau brulante couler sur ton corps crispé par l'effort. La boxe te permet depuis toujours d'évacuer ce que tu ne peux pas laisser éclater à la face des autres. C'est ce qui te permet de pas péter les plombs. Seulement aujourd'hui tu n'arrives pas à ravaler tes larmes qui se confondent avec l'eau qui coule sur ton corps. Mais tu te reprends, tu peux pas pleurer toute ta vie, c'est pas comme ça que ça marche. Tu te rhabilles, d'une jupe noire resserrée au niveau de ta taille, et d'un t-shirt rayé, puis tu te blottis dans ta parka bordeaux. T'enfiles tes vans complètement déglinguée et sors ton skate et ton sac à dos de ton casier, puis tu pars sur ta planche pour aller prendre ton service au restaurant.  
La soirée est longue, arasante, il y a un flux interminable de personne, et ton patron ne te laisse pas une seconde de répit. Tu dois être au four et au moulin, servir en salle et t'occuper de l'inventaire des boissons, et faire la plonge aussi, tout ça en même temps parce que ton collègue n'est pas là. Ton patron aboie ton nom de famille toutes les dix secondes, et tu suis ses directives. Qu'est-ce que tu peux bien faire d'autre de toute façon? T'as besoin de ce job, bien plus que lui n'a besoin de toi ici, alors tu te tais et tu fais ce qu'il te demande. Puis voilà que le restaurant se vide, et que l'heure de fermeture arrive. T'enlèves ton tablier et tu t'en vas. Si t'écoutais ton corps, tu rentrerais chez toi et t'irais dormir jusqu'à demain matin, mais t'as pas envie d'être toute seule dans ton studio, alors t'envoies deux trois sms et tu te trouves une soirée où squatter. Tu traverse rapidement le quartier pour rejoindre tes amis, tu te laisses guider par le son des basses qui résonnent déjà dans la rues, puis tu reconnais rapidement l'immeuble dans lequel tu rentres. Quand tu pousses la porte tu découvres un studio bondé, de la musique bien trop forte et de l'alcool à foison. Une fille t'accueille et t'entraîne dans le salon, puis il y a cette musique que tu adores qui passe alors t'enlèves ton manteau et tu danses avec les autres. Tu les connais pas vraiment, mais ils ont l'air gentil. La musique te transporte, t'oublies la fatigue et tes jambes douloureuses, t'oublies aussi que t'as cours demain matin, t'attrapes les mains d'une inconnue et tu danses avec elle. Tu tournes, puis tu tournes encore, un large sourire sur tes lèvres. Tu te déhanches et tu balances tes cheveux qui cascadent sur ton dos. Tu bois, tu fumes, puis quand ton souffle devient court tu te laisses tomber sur le canapé. Le gars à côté de toi est en train de se faire des rails de coke, ça t'étonne pas, ici tout circule, des méthamphétamines, de l'extasie, de l'héroïne.. L'inconnu te propose un rail, alors t'acceptes. T'en prends de plus en plus souvent, en fait à chaque fois que tu sors, t'as su t'entourer de personnes qui pouvaient te fournir presque tout le temps. Des anciens amis de ton frère pour la plus part. T'as pas conscience de ce que tu fais, t'es dans l'euphorie du moment, et puis ils sont des dizaines d'habitués ici, et ils ont presque l'air d'aller bien. C'est pas si grave. Puis en plus, ça te fait un bien fou. T'avances ton visage prêt de la table, te bouche une narine et respire la fine poudre blanche. Une vague de chaleur te transperce et une sensation de bien être  te submerge. L'euphorie te rosie les joues et tu continues de boire avec ton inconnu. Finalement, il te convainc de venir avec lui, enfin chez lui, parce qu'il a encore mieux pour te faire planer, qu'il te dit. Il a l'air cool, alors pourquoi pas? Tu le suis, du moins t'essaie. T'es ivre morte, et complètement camée. tu prends un dernier rail, puis encore un, avant de te lever, chancelante. Il attrape ta main et t'attire hors de l'appartement bruyant. Quand vous sortez de l'immeuble, l'air frais te fait du bien, mordant ton visage de porcelaine. Tu te mets à parler russe, tu fais souvent ça quand t'es camée, puis ça fait rire l'inconnu. Sam qu'il s'appelle. Tu lui tiens fermement la main parce que la rue vacille devant tes yeux, et t'as l'impression que ton crâne va exploser. Les formes devant toi deviennent de plus en plus abstraites, ton sourire se fane, tes mains tremblent et ton coeur s'emballe, t'as chaud, t'as tellement chaud, et puis tu saignes du nez aussi. Mais combien t'en a pris ce soir? Tu sais plus trop, beaucoup, plus que d'habitude peut-être. La bouteille de whisky que tu tiens dans ta main t'échappe et s'explose sur le sol, tes jambes se dérobent sous ton poids et tu t'effondres sur le trottoir. T'entends vaguement la voix de Sam, t'essaies de répondre mais ton corps de réagis plus, t'as l'impression d'étouffer. À l'aide. Tu ne peux plus rien dire, plus bouger, et tu sens finalement ta conscience te glisser entre les doigts, sombrant dans un coma toxique.
Tu ouvres difficilement les yeux, la lumière t'éblouis et tu ne discernes pas totalement ce qui t'entoure. Tu n'as néanmoins pas besoin de tes yeux pour te rendre compte que tu es à l'hôpital, et que t'es seule. Un tube traverse ton visage pour acheminer de l'oxygène jusqu'à ton nez, et ton bras est perfusé. Tes yeux scrutent la pièce, il y a un plateau repas à ta gauche, depuis combien de temps tu n'as pas mangé? T'en sais rien, manger c'est plus vraiment dans tes priorités, et t'as pas souvent faim. Il paraît que c'est un des effets des trucs que tu prends pour t'éclater, mais toi tu préfères te dire que c'est juste parce que tu n'as pas faim. T'es désorientée, les bips réguliers de la machine à ta gauche résonnent dans ton crâne, et tu ne sais pas depuis combien de temps tu es là.  Une vague de panique te submerge, t'es perdue, et seule dans ta chambre d'hôpital, t'as besoin d'un visage familier, d'une présence. Mais faut que tu t'y fasses, y'a plus grand monde pour veiller à ton chevet. Un poids écrase ta poitrine, de l'anxiété à n'en pas douter, t'es prise d'une furieuse envie d'hurler, d'arracher tout ces tubes qui te traversent et de partir en courant mais tu te retiens.
 
 

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Sam 14 Jan - 15:56


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Installé dans un coin de la salle de repos, tu l'observes, sans vraiment avoir le contrôle. Elle est là, à l'autre bout de la pièce, sirotant son thé en riant avec Faye et Phillipa. Putain, elle ne t'a même pas adressé un seul regard, c'est à peine si tu existes et pourtant, tu penses que pour le coup, c'est mieux ainsi. Si elle t'accordait l'attention qu'elle te porte habituellement, elle aurait remarqué ton changement de comportement, tes regards insistants. Sienna est belle, parfaite, comme à son habitude. Ses longs cheveux blonds sont plaqués en un chignon qui met en valeur son visage aux traits parfaits. Ses yeux sont finement maquillés, son teint sans aucun défaut. Sa bouche étirée en un sourire dévoile ses dents parfaitement alignées. Elle a toujours été belle. T'as même parfois du mal à croire que t'as pu sortir avec une déesse pareille. Et pourtant, c'est bien toi qui l'a quitté ! Ou elle, tu ne sais plus trop, c'est trop vieux. Quoiqu'il en soit, quelque chose n'allait pas dans votre relation. Et alors que tu pensais qu'une belle amitié pouvait éclore, tu es tombé de haut. Ça fait combien de temps que tu le sais ? Une, deux semaines ? Tu sais plus. T'es perdu. Lorsque Agatha t'a appris le rôle que Sienna avait joué dans l'échec de ton mariage, tu es entré dans une colère noire. De quel droit avait-elle pu se mêler d'une chose pareille ? Et puis, au fur et à mesure des jours, tu as commencé à cogiter. Le plus simple serait probablement de prendre ton courage à deux mains et de parler avec Sienna à cœurs ouverts, mais tu n'en as simplement pas trouvé le courage. Pas encore. Tu ne sais pas pourquoi tu laisses traîner. Certes, Sienna peut se montrer intimidante, mais tout de même ! Tu es un homme de vingt-huit ans. Parfois un peu trop immature ou inconscient, mais tu as du courage malgré tout le mal que tu penses de toi depuis ces onze derniers mois. Mais où est donc passée ta confiance ? Éclipsée avec la promesse d'un mariage heureux. Tu l'as laissée de côté le jour où tu t'es fait planté comme un malpropre devant l'autel. Comment garder confiance lorsque ce ne sont que des regards de pitié que tu croises lorsque tu revoies des invités de ton pauvre mariage ? C'est dur, mais tu commences à t'en remettre. Non pas que le sentiment d'abandon soit totalement parti. Agatha te manque. Tout le temps, tous les jours à chaque secondes. Mais tu parviens parfois à penser à autre chose ou du moins, à vivre avec. Tu ne sais pas si c'est parce que tu commences à t'habituer à cette douleur perpétuelle ou si c'est parce qu'elle s'atténue avec le temps, mais quoiqu'il en soit, tu sembles mieux vivre, comme si respirer était devenu plus facile.
Tu ne sors de ta contemplation que lorsque ton chef de service entre dans la pièce, captant immédiatement l'attention de toute le monde. Les rires de Sienna disparaissent et l'homme s'approche de toi. "Ta pause est terminée, gamin". Tu lances un regard rapide à l'horloge accrochée au mur derrière ton supérieur et constate, qu'effectivement, il est temps pour toi de lâcher ton gobelet de café à moitié froid et retourner au travail. Tu aimes ton travail, mais parfois, le rythme est difficile. Tu finis par jeter ton breuvage dans la première poubelle venue et sors de la pièce, te passant une main sur le visage comme pour t'éveiller un peu. Il est tard. En fait, il est même très tôt. Mais bon, cette semaine tu es de nuit. Tu n'as pas eu le choix, de toute façon. Tu traverses alors les longs couloirs de l'hôpital et te stoppes devant la porte souhaitée. Tu attrapes le dossier accrochée à côté de la porte et entre, le nez plongé dans les papiers. Anastasia Evänska. Tu la connais bien cette petite. Enfin, pas personnellement, mais disons qu'elle traîne un peu trop à l'hôpital pour passer totalement inaperçue. Et, il y a deux jours, lorsqu'elle a été admises aux urgences, tu n'as été qu'à moitié surpris. Une gueule d'ange cachant de terribles vices... T'as presque l'impression de tomber sur une Agatha en miniature. C'est peut-être pour ça que tu t'attaches autant à ce cas. Pour ça que lorsque tu as vu son nom défiler sur le dossiers des urgences, tu as demandé à t'en occuper. Pour ça que c'est ton numéro que tu lui as forcé à prendre. Non pas que tu souhaites une quelconque romance entre elle et toi, ce n'est qu'une enfant après tout, mais son cas t'inquiète. Tu sais bien que si elle continue comme ça, elle risque de tomber sans plus jamais pouvoir se relever. T'en as vu d'autres des jeunes qui jouent un peu trop avec leur vie comme ça, entre les murs de cet hôpital. Et leur destin n'a pas toujours été des plus glorieux. Tu ne veux pas de ça pour Anastasia. Tu sais que tu devrais prendre de la distance, ne pas porter sur elle ce regard un peu trop protecteur, mais c'est plus fort que toi. Quitte à te brûler les ailes, tu t'es attaché à cette gamine. Pourtant, elle n'est pas ton amie. Vous peinez presque à vous adresser plus de deux phrases sans qu'elle ne se braque, mais parfois, les mots sont juste inutiles, pas forcément nécessaire pour bâtir une relation, quelle que soit sa forme. Lorsque tu relèves les yeux du dossier, tu te rends rapidement compte que la jeune fille est éveillée. Allongée sur le lit, des perfusions dans son avant bras, un tube d'oxygène dans le nez, ça ne t'étonne pas du tout. Tu poses le dossier sur un coin de la table sur lequel est posé son plateau repas et tu t'approches de la poche de sa perfusion. "Ça va que je commence à te connaitre, sinon j'aurais fini par croire que tu fais exprès de revenir juste pour voir ma fabuleuse personne". Tu vérifies son pouls, que tout aille bien. Un lavage d'estomac n'est pas une intervention très risquée ou compliquée, mais ce n'est tout de même pas rien. Tu finis par lâcher du regard les machines et te tournes vers la jeune fille, les bras croisés sur ta poitrine. "Sympa le mélange que tu as fait", que tu lâches, un sourire presque moqueur sur le coin des lèvres. Tu ne la juges pas, toi non plus, tu n'es pas toujours des plus droits, un comble pour un docteur, mais tout de même. Ce que tu as retrouvé dans son estomac n'était pas bien beau à voir et il faudrait qu'elle en prenne conscience un jour.
 
 

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Dim 15 Jan - 21:30


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Ces draps blancs, ces murs blancs, cet air aseptisé, ça te connait. C'est loin d'être la première fois que tu te réveilles ici, pas que ça te plaises, tu n'en fais pas exprès. Mais c'est comme si lorsque tu commençais, t'étais incapable de t'arrêter. Ça te faisait tellement de bien, quand tu n'étais plus capable de réfléchir, quand ton esprit semblait anesthésié et libéré de tout tes démons. Comme si, pendant un instant tu pouvais respirer sans que cet horrible poids n'écrase ta cage thoracique. T'oublies, tu te libères, tu t'échappes, puis tu te rends à peine compte de ce que tu consommes, tant que ça peut te maintenir loin de cette pourriture de réalité. C'est comme si la drogue te rendait intouchable, invincible. Puis c'était drôle, ces formes qui se distordaient, ces sons qui résonnaient, ces couleurs qui explosaient. Un véritable festival là, juste dans ta tête. Seulement parfois, tu déconnais un peu trop, et tu te retrouvais là. Un couac dans ton emploi du temps. T'inspire profondément pour te calmer un peu et tu te redresses légèrement dans ton lit, c'est presque plus confortable que ton matelas posé à même le sol dans ton studio. Ton studio. Ton chat. Merde Réglisse, quand est-ce que ton chaton a été nourrit pour la dernière fois? Depuis combien de temps t'es ici? Et tes cours, tu devais rendre des travaux, tu vas encore te faire incendier par tes professeurs. Tu tentes de te calmer, mais là c'est une foule de questions que t'as envie de poser, et personne n'est là pour te répondre. Et comme pour répondre à tes inquiétudes, tu entends la clenche s'enfoncer. Tu sursautes et tes yeux se braquent sur la porte, et un médecin se dessinent dans l'encadrement. Tu le reconnais, c'est l'interne qui s'occupe toujours de toi quand tu atterris ici. Coïncidence? T'en sais rien, certainement, mais ça te fais plaisir de le voir. Il t'a donné son numéro la dernière fois, pour que tu l'appelles si tu avais un problème, si tu en avais besoin. Mais t'as pas de problème. Un sourire s'affiche sur ton visage, voir des traits presque familiers te rassurait bien plus que tu ne pourrais l'admettre. Il s'approche de toi et fait son travail de médecin, tu sais pas trop ce qu'il regarde mais ça doit être important. Ça va que je commence à te connaitre, sinon j'aurais fini par croire que tu fais exprès de revenir juste pour voir ma fabuleuse personne. ton visage se tord en une moue amusée, et tu fronces ton nez en signe de désaccord. Ça va que je crois aux coïncidence, si non j'aurais fini par croire que tu fais toujours en sorte de t'occuper de mon dossier. tu lui lances un large sourire avant qu'il ne se tourne vers toi les bras croisé sur le torse. Tu te redresses dans ton lit pour t'asseoir en tailleurs, en écoutant la remarque du jeune interne. Sympa le mélange que tu as fait. il semble presque moqueur, alors tu adoptes la même attitude que lui pour lui répondre Ouais, je fais des tests.. je penserai à enlever un ingrédient ou deux du cocktail la prochaine fois, histoire de ne pas me retrouver obligée de voir ta fabuleuse personne. tu ris légèrement, c'est ta façon de ne pas dramatiser la situation. En fait, tu ne te rends même pas compte qu'un jour, à tant jouer avec le feu tu te retrouveras comme ton frère. Morte. C'est comme si t'avais des oeillères, comme si t'étais persuadée que ça ne pouvait pas t'arriver. T'essaies de te rappeler de ta soirée, tu sais même pas exactement ce qu'ils ont retrouvé dans ton sang, ce que t'as prit, et de ce que tu as fait. Qui l'eu cru, il y a encore un an, que toi, petite ana, si discrète et si brillante, tu te retrouverais là dans une chambre d'hôpital à cause d'un cocktail de psychotropes et d'autres conneries? Pas toi, en tout cas. Au fait.. je suis là depuis combien de temps? que tu t'empresses de lui demander, parce que tu penses à ton chaton qui doit se sentir bien seul. Tu vas me laisser partir bientôt? après tout, t'es réveillée, et en vie, alors c'était pas si grave. T'es peut-être encore un peu dans le gaz, mais tu vas bien, et l'hôpital c'est pas ton endroit préféré. Même si ça te fait plaisir de croiser Arthur. Il s'occupe de toi parce que c'est son rôle de médecin, certes, mais t'as confiance en lui et c'est assez rare pour être souligné. Ils sont pas nombreux ceux qui savent à quoi tu t'expose plus que de raison, mis à part les junkies auprès desquels tu t'approvisionnes. Tu te gardes bien de le mentionner, t'essaies même de le cacher au mieux. Mais Arthur, il sait, et il te fait pas la morale. Il ne te sermonne pas comme une adolescente prise la main dans le sac, et il ne te regarde pas avec la pitié qu'on éprouve pour les toxicomanes, il est juste gentil. Et concerné. Ça te fait bizarre qu'on soit concerné pour toi, faut dire que tu laisses pas grand monde en avoir l'occasion. T'essaies d'être indépendante, tu l'as toujours été, t'as toujours été obligée de l'être, alors c'est pas maintenant que ça changera.     

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Mer 18 Jan - 18:50


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Au fond, Anastasia te rappelle probablement Agatha. C'est la seule chose qui semble logique. Parce que des gamins en détresse, tu en croises des tonnes entre les murs de cet hôpital. Et la règle d'or est bien claire : ne pas s'attacher. S'attacher, c'est sombrer. Parce que, si ton travail te permet de sauver des vies, il faut tout de même se rendre à l'évidence : les pertes sont bien nombreuses. Tu te souviens encore de ton premier mort. T'étais jeune, bien trop jeune et pourtant, ça t'a forgé pour les années à venir. Un homme, cinquante ans, écrivain à ses heures perdus. Un optimiste de nature qui ne semblait pas prendre conscience de la gravité de sa maladie. Tu t'étais attaché à ce gars, à ses boutades continuelles, sa joie de vivre communicative. Et il est mort dans tes bras. Son cœur a lentement cessé de battre et c'est là que tu as compris que la règle imposée par tes supérieurs n'était pas là pour rien. Il fallait se préserver. C'était ça, ou la dépression. Pourtant, avec Anastasia, c'est différent. Tu ne la considères pourtant pas comme une amie. Ce n'est certainement pas une personne que tu inviteras à ta fête d'anniversaire... Non, elle est trop jeune pour ça, même si le beau cocktail que tu as retrouvé dans son estomac te laisse croire qu'elle en a vu un petit peu trop pour son jeune âge. Au final, lorsque tu la regardes, c'est Agatha que tu vois. Cet amour perdu qui continue de te hanter. C'est cette même détresse dans les yeux, cette même douceur cachée derrière cette même carapace. Une demoiselle à la dérive. Tu ne t'es jamais pris pour le brave chevalier venant en aide à la demoiselle en détresse, pourtant. Toi, t'es plutôt du genre à ne te mêler que de tes histoires. T'as déjà bien à faire comme ça pour en plus aller fourrer ton nez là où on t'as rien demandé. Et pourtant, le cas de la jeune femme qui se tient devant toi te tient à cœur. C'est peut-être pour ça que dès que son nom apparaît sur les registres de l'hôpital, tu te mets sur le cas. Faudra d'ailleurs que tu penses à être plus discret, parce que ça commence à attiser la curiosité de ton supérieur et s'il comprend le lien étrange qui t'unit à la jeune femme, tu ne pourras plus t'occuper d'elle. C'est pour ton bien, te dira-t-il, et pourtant, ça te fera tout sauf cette impression là. "Ça va que je crois aux coïncidence, si non j'aurais fini par croire que tu fais toujours en sorte de t'occuper de mon dossier.". Tu laisses un léger sourire se glisser sur le bord de tes lèvres alors que ton regard l'examine. Son teint est légèrement plus pâle que d'ordinaire. Non pas qu'elle soit du genre bronzée ou quoi, mais avec le petit lavement qui lui a été fait, normal que son corps ne soit pas au top de sa forme. Pourtant, ça ne l'empêche pas d'avoir cette verbe qui la définie tant. Tu laisses passer alors que tes doigts empoignent les différents tuyaux et que ton inspection continue. Tout est en ordre. Ça te rassure. Un peu. "Ouais, je fais des tests.. je penserai à enlever un ingrédient ou deux du cocktail la prochaine fois, histoire de ne pas me retrouver obligée de voir ta fabuleuse personne.". Tu pouffes de rire, même si au fond, ça ne t'amuse pas tant que ça. Elle joue avec sa vie. Tu n'es pas du genre casse-burnes à faire des leçons de morale, parce que toi aussi tu es jeune ou du moins, tu l'as été. Toi aussi t'as déjà bien abusé de l'alcool. Toi aussi tu es rentré chez toi à plat ventre, te maudissant de tes folies de la veille. Mais pas autant qu'Anastasia. Et tu sais pertinemment que malgré tout, elle finira par revenir sur ce lit d'hôpital. Avec le même sourire, la même verbe et la même intention de recommencer. Un vilain cercle vicieux qui donnerait du fil à retordre au meilleur des psychiatres. "Bonne idée. Pas que je ne t'aime pas, mais si ton foie pouvait parler, il hurlerait à la mort". Et encore, t'es gentil. Si son foie avait la possibilité de se faire entendre clairement, il se débattrait pour se tailler au plus vite et foutre le camp pour vivre une vie meilleure et plus saine chez les péruviens ou ailleurs, tant que c'est loin. Bon, t'exagères quand même un petit peu, mais pas tant que ça, finalement. Tu te pousses un peu pour faire glisser la tablette à roulettes sur laquelle est posée le plateau repas. "Au fait.. je suis là depuis combien de temps?". Tu attrapes le gobelet en plastique et t'éloignes un petit peu pour entrer dans la pièce annexe et remplir le récipient d'eau fraîche. "Deux jours, t'as fait un beau petit sommeil", que tu lâches lorsque tu entres de nouveau dans la pièce, t'approchant de la jeune femme. "Tu vas me laisser partir bientôt?". Un rictus se dessine sur tes lèvres et tu hausses légèrement les épaules. "C'est pas moi qui décide, ma belle". Tu poses le verre sur le coin de la tablette et continue. "Ça dépend de l'évolution de ton état, au cours des prochaines heures... et puis, tu commences à être connue dans le coin, tu sais". Tu lances ça sur un ton léger, mais au fond, tu sais que la situation commence à devenir grave. "Tu vas probablement avoir le droit à la visite d'une psy". Tu grimaces un peu, sachant pertinemment que ça ne servira pas à grand chose. Pourtant, c'est la politique de l'hôpital. Ce n'est pas la première fois que Anastasia finit entre ces murs pour cause d'abus en tous genres. "Et peut-être même des flics". Encore pire. Enfin, c'est pas chez toi ici, tu n'as d'autres choix que d'accepter la présence des officiers de police, probablement sur les traces du revendeur de drogues. "Mais avant ça, faut que tu manges et surtout que tu boives", déclares-tu en poussant la tablette vers Anastasia, un air rassurant sur le visage. "De l'eau, j'entends", tu lui lances un sourire et récupères le dossier.   

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Ven 20 Jan - 1:37


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Cet hôpital, tu le connais comme ta poche. La première fois que t'es venu ici, t'es resté en soins intensifs pendant plusieurs jours. Ton corps mutilé, ton bras cassé, ta peau tâchée d'ecchymoses. L'accident de voiture qui t'avais amené ici avait tué ta mère, et plongé ton frère dans un coma encore plus profond que le tiens, c'est ce que les médecins t'avais expliqué lorsque tu t'étais réveillé. T'avais treize ans quand ça t'es arrivé, t'étais jeune, désoeuvrée et seule, alors t'as refusé de te nourrir. Le pédiatre a donc décidé de te poser une sonde nasogastrique, au moins le temps de ton hospitalisation. Fallait te nourrir. Puis ton frère s'était réveillé, enfin. T'étais soulagée, mais vous étiez orphelins. Maman Evänska était décédée sur le chemin de l'hôpital, l'accident de voiture lui avait coûté la vie. C'est certainement le souvenir le plus douloureux que tu aies de l'hôpital. L'annonce du décès de ta mère, l'attente du réveil de Pietro. Ça avait déchiré ton âme d'enfant, puis y'avait personne pour sécher tes larmes, personne pour te serrer fort dans ses bras. C'était le début de ta descente aux enfers. Pour les besoins des dossiers du foyer, vous aviez dû être suivit par un psychologue ton frère et toi, et toi par un psychiatre aussi, parce que c'est pas bien normal de refuser de manger. Quand t'étais petite, l'hôpital te faisais peur, tu n'étais jamais tombée sur quelqu'un de gentil, les médecins se contentaient de te prodiguer les soins médicaux et les examens dont tu avais besoin, mais aucun ne s'était adressé à toi comme arthur le fait. La seconde fois que tu étais venu ici, c'est le jour de l'arrestation de ton tuteur. T'avais vécu sept mois d'enfer, une côte cassée, des ecchymoses plein le corps. C'est ton frère, qu'était resté au foyer, qui avait donné l'alerte. La police était venu un soir, avait arrêté cette ordure, et on t'avait emmené a l'hôpital pour attester de tes blessures. T'avais seize ans. Puis y'avait eu ce médecin qu'était venu te chercher il t'avait demandé s'il avait fait autre chose que te frapper. T'avais répondu par la positive, et t'avais passé une série d'examen pour prouver ça aussi. Personne d'autre que les médecins et les avocats n'étaient au courant de ça, c'est franchement pas le genre de choses dont tu pourrais te venter, encore aujourd'hui. Tu t'étais sentie sali, tellement minable. Là encore, t'as été obligée de voir la psy. Parce que c'est une épreuve, parce qu'il faut en parler, toi t'avais aucune envie d'en parler. T'étais sortie de l'hôpital, et on t'avait recasé en foyer. T'avais retrouvé ton frère. Autant dire que t'as franchement pas des bons souvenirs ici. Mais t'essaies d'oublier cette pensée, aujourd'hui y'a cet interne devant toi, et pour une raison que tu crains ne pas saisir, ton état de santé avait l'air de compter. Plus que pour tous les autres médecins que tu avais vu ici, y compris le psychiatre. T'as jamais aimé les psychiatres, ni même les psychologues. Tu leur as jamais fait confiance. Mais t'avais confiance en Arthur. Il avait ce quelque chose de sincère dans le regard. Bonne idée. Pas que je ne t'aime pas, mais si ton foie pouvait parler, il hurlerait à la mort. ton visage se tord en une grimace, franchement pour ton foie tu sais pas, mais une chose est sûre ton estomac se tordait sous l'effet des brûlures. L'espace d'une seconde tu te rends compte que c'est pas qu'un jeu, que ça a réellement des effet sur toi, en toi. T'as pas envie d'être malade, t'as pas envie de mourir non plus, c'est pas ça. Seulement, quand ton corps est anesthésié par la drogue, quand tu ne sens plus la douleur creuser ta poitrine, l'angoisse de tordre les entrailles, c'est seulement à ce moment là que tu te sens réellement vivante. Mais quoi que la drogue ai comme effet, ça ne devait pas être si grave, physiquement tu te sens bien, mis à part ton estomac, ça va. Alors tu décides de ne plus penser à ça. Tu préfères t'inquiéter du temps que tu as passé à dormir. Deux jours, t'as fait un beau petit sommeil. Tu fronces le nez. Merde, c'est ma prof de droit constitutionnel qui va encore criser. Comme si c'était grave. Non ce qui t'inquiète vraiment c'est ton poste de serveuse. Si tu le perds, t'es foutu. Alors tu t'empresses de demander quand tu sortiras. C'est bon, tu vas bien, tu peux tenir sur tes jambes, enfin tu crois, alors pourquoi tu peux pas sortir? C'est pas moi qui décide, ma belle. Ça dépend de l'évolution de ton état, au cours des prochaines heures... et puis, tu commences à être connue dans le coin, tu sais tu comprends pas trop où il veut en venir, alors tes yeux perçant continuent de l'interroger, tu sens que la suite ne va pas te plaire. Tu vas probablement avoir le droit à la visite d'une psy effectivement ça ne te plait pas. Pas du tout. T'as envie de protester, t'en n'as pas besoin, tu vas bien. Et puis qu'est-ce qu'ils pourraient bien t'apporter de plus? Ils savent déjà tout. Tu ouvres la bouche pour contester, mais Arthur ajoute une dernière chose. Et peut-être même des flics t'espère que c'est une touche d'humour, comme il a l'habitude d'en faire. Mais tu comprend à son expression qu'il était on ne peut plus sérieux. Manquait plus que ça. T'as pas envie d'être mêlé à ce genre d'histoire, tu sais très bien qu'une fois qu'on t'a repéré tu restes dans le viseurs. Tu commences à sentir ce poids sur ton estomac, une angoisse grandissante. Si la présence d'Arthur est rassurante, toutes les autres personnes ici te tétanisent d'anxiété. J'ai pas besoin de parler à un psy, je vais bien, et s'ils veulent savoir quelque chose sur moi ils n'ont qu'à ouvrir mon dossier ici, tout y est écrit. C'était juste un accident, je vois pas en quoi ils me seraient d'une aide quelconque. tu lâches, plus amer Quant aux flics, j'ai rien à leur dire non plus. Comme si les dealers lâchaient leur carte d'identité quand ils vendent quelque chose. t'es moins agréable, c'est l'inquiétude qui te renfrogne. Arthur s'éclipse quelques secondes de la pièce pour te ramener de l'eau, qu'il te conseil de boire, après t'avoir incité à manger. Tu réponds à son sourire en buvant ton verre d'eau et lui lançant un regard d'enfant model, du genre regarde comme j'écoute bien ce que tu dis. Tu attrapes la fourchette de ton plateau repas, mais t'es incapable de manger alors tu te contentes de jouer avec ta purée peu ragoutante en espérant faire illusion. Tu vois l'interne récupérer ton dossier et tu te demandes s'il a eu accès à ton historique. Tu sais que tout est marqué dans les dossiers de l'hôpital, mais tu sais pas s'il a pu le voir. Tu espères que non, au plus profond de toi, tu espères que non.  Tu dois pas repartir maintenant hein? tu le supplies du regard, tu sais bien qu'il a un travail, et qu'il a certainement des tonnes de patients qui ont encore plus besoin de lui que toi. Mais t'es mortifiée à l'idée qu'on te laisse toute seule, tu ne le fais pas paraître parce que ça ferait tomber ton image de gamine impétueuse, mais c'est la vérité. Tu reprends ton air de dur-à-cuire en posant ta fourchette et tu lances : Dis, tu pourrais dire au psy que finalement y'a aucun problème avec moi et que j'ai pas besoin de le voir? Ça je suis certaine que c'est dans tes cordes! tu couronnes ta phrase d'un ravissant sourire, en espérant que ça fonctionne.  

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Sam 21 Jan - 17:19


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"Merde, c'est ma prof de droit constitutionnel qui va encore criser.". Tu ne relèves pas vraiment, le nez plongé dans le dossier une fois de plus ouvert devant toi. Tu le parcours des yeux, sans vraiment te concentrer. C'est plus une habitude qu'autre chose. Parce qu'au final, tu commences à le connaitre ce dossier. Tu ne penses pas que la concernée le sache, mais tu sais tout. Normal, tu es médecin, et tu as traité son cas plus d'une fois. Heureusement que tu as toutes les données en main. Pourtant, tu ne l'as jamais véritablement regardé avec de la peine dans le regard. Certes, sa situation t'attriste un peu, la pauvre gamine a vécu de sales choses, mais tu sais qu'en parler en reviendrait à bâtir un mur entre vous. Tu ne tiens pas particulièrement à entrer dans sa vie ou son intimité, mais la relation que tu bâtis jour après jour avec la gamine te laisse l'espoir qu'elle comprenne qu'elle n'est finalement pas seule. Tu n'es pas son père, ni même son frère. Tu ne te considères même pas comme son ami. Parce que, vous ne parlez pas de choses personnelles, du moins, elle ne sait rien de ta vie. Normal, tu es son médecin, elle est ta patiente. Pourtant, tu lui as quand même filé ton numéro. Parce que ça t'inquiète. La savoir dans la rue, seule, prête à faire des conneries, ça t'angoisse. Au final, même si elle te rappelle certainement Agatha, sa candeur due à cette jeunesse éphémère te rappelle également Noom, ta petite sœur. Si elle avait été à la place d'Anastasia, tu aurais probablement pété un véritable câble. Mais en soit, ce regard protecteur que tu poses sur elle ressemble pas mal à celui que tu poses chaque jours sur Noom. Tu te dis qu'il faut bien quelqu'un pour veiller sur elle. Et pourtant, tu n'as pas vraiment l'impression d'en faire assez. La preuve : elle ne cesse de finir sur ce lit d'hôpital. "J'ai pas besoin de parler à un psy, je vais bien, et s'ils veulent savoir quelque chose sur moi ils n'ont qu'à ouvrir mon dossier ici, tout y est écrit. C'était juste un accident, je vois pas en quoi ils me seraient d'une aide quelconque.". Evidemment, elle n'est pas contente et son ton amère ne d’atteint absolument pas. Elle peut cracher tout le venin qu'elle veut, tu sais que c'est son mode de fonctionnement. Les barrières se referment, comme pour la protéger et tu restes là, à lui accorder la moitié de ton attention comme pour lui faire comprendre sans ouvrir la bouche que toi, tu n'y peux strictement rien. Tu n'es qu'un interne. Entre l'étudiant et le futur spécialiste. Tu gravis les échelons petit à petit et malgré toute l'affection que tu portes à la tête blonde, tu n'es pas prêt à foutre ta carrière en l'air pour l'empêcher d'avoir une entrevue avec une simple psy. Et puis au fond, c'est presque possible que ça lui fasse du bien. Parler ne peut pas faire de mal. "Quant aux flics, j'ai rien à leur dire non plus. Comme si les dealers lâchaient leur carte d'identité quand ils vendent quelque chose.". Encore une fois, tu la laisses jacter. Tu veux lui répondre quoi, de toute façon ? Toi, tu es médecin. Ton rôle, c'est de soigner les gens. Tu n'as pas de jugements autres à faire. Tu l'as compris le jour où un patient un peu spécial est arrivé à l'hôpital. Un homme incarcéré pour meurtres et viols sur mineurs. Il avait été blessé par un codétenu et immédiatement emmené à l'hôpital pour se faire opérer. C'était là, à ce moment précis que tu t'étais demandé si dépenser de l'énergie pour une ordure pareille était nécessaire. Et puis, tu avais compris. Tu n'étais pas Dieu et tu n'avais aucun droit de vie ou de mort sur tes semblables. Cet homme, tu allais le soigner, il allait retourner en prison et purger sa peine. Avec Anastasia, c'était un peu pareil. Tu te contentais de la soigner, le reste, tu t'en fichais. Les flics allaient faire leur job, tout comme la psy. Point.
Tu finis par refermer le dossier et tu sens la gamine se tendre un peu. "Tu dois pas repartir maintenant hein?". Ça te fait sourire. T'as presque envie de te foutre d'elle, histoire de détendre l'atmosphère. Et tu ne te gênes pas. "Non, t'inquiète, tu vas encore pouvoir profiter de moi !". Tu lui fais un clin d’œil entendu et t'adosses au mur derrière toi, les bras croisés sur ta poitrine, alors que tu l'observes jouer avec sa purée. Vieille méthode que tu utilisais lorsque t'étais gosse et que la bouffe de la cantine ne te plaisait pas. On ne te la fait pas à toi. "Dis, tu pourrais dire au psy que finalement y'a aucun problème avec moi et que j'ai pas besoin de le voir? Ça je suis certaine que c'est dans tes cordes!". Tu lèves les yeux au ciel, pourtant amusé par cette gosse qui a grandi trop vite. Son petit sourire charmeur ne te fait aucun effet. Tu as grandi avec trois sœurs, après tout, ces battements de cils et ce sourire innocent, tu connais ! Tu hausses légèrement les épaules, même si au fond, tu sais que sa requête n'est absolument pas de ton ressort. "J'sais pas... j'peux y réfléchir si tu te décides à manger... pour de vrai, hein !", que tu lances. Le chantage, c'est pas super, mais au moins, ça risque de marcher. Il faut qu'elle mange, encore une fois, savoir qu'elle va bien est ton rôle et pour ça, il faut qu'elle remplisse son estomac qui en a vu de toutes les couleurs.
 
 

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Sam 28 Jan - 21:21


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T'espère à l'intérieur de toi qu'il ne sait rien, parce qu'il y a cette honte que t'éprouve, cette honte qui te dévore. Comme si ce qui t'étais arrivé te rendait infréquentable, faisait de toi quelqu'un de mal. T'as peur qu'il sache, qu'il ai cet apriori négatif sur toi, alors tu te dis que non, que c'est peut-être pas écrit, que ça t'appartenait encore. Maigre réconfort. Puis tu renferme, il t'as parlé de psychologue, ça te plaît pas. T'aimes pas ça, ressasser le passé, ça te rendra ni ta mère, ni ton frère. Ça te rendra pas ta vie d'avant, ça effacera pas tes erreurs, ça apaisera pas ta peine. Alors ça t'énerve, de devoir lui parler, de la voir écrire ses remarques sur son carnet, remarques auxquelles t'as pas accès, ça te chiffonne ça aussi. Elle pourrait écrire tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi, toi t'aimes pas ça, qu'on écrive n'importe quoi sur toi, qu'on prétende te comprendre. Même toi, tu te comprends pas, c'est pas pour qu'une bonne femme bien au chaud dans son bureau y arrive. T'es en colère, contre tout ces adultes qui prétendent comprendre mais qui comprennent jamais rien. Alors tu deviens amère, tu te recroquevilles dans tes remparts, derrière tes murs. Y'a que quand tu parles à Arthur, que t'as l'impression d'être plus que la suite d'évènements qui t'amène ici. T'es pas une suite d'évènements, c'est pas ça qui te définit, c'est pas ce que t'es. Alors tu lui demandes de rester, pas dans ces mots là, évidemment pas, t'es trop fière pour ça, mais tu lui demandes s'il doit partir. Non, t'inquiète, tu vas encore pouvoir profiter de moi ! il se moque de toi, avec son clin d'oeil entendu, te faisant te sentir comme une gamine prise la main dans le sac à rêvasser sur un adulte inaccessible, ça te fait rire, parce que vous savez l'un comme l'autre que c'est pas le cas. Ton visage se détend, et tu lui tires la langue pour te défendre. Et tu lui demandes une faveur, celle de t'éviter l'entre-vue avec la psy. Tu sais très bien que t'en ressortiras plus énervée encore qu'avant, plus en colère, plus à fleur de peau. J'sais pas... j'peux y réfléchir si tu te décides à manger... pour de vrai, hein ! tu arrêtes de jouer avec ta purée et lève la tête vers lui en fronçant ton petit nez en trompette. Il n'était donc pas dupe. Mais, t'as toujours pas l'intention de manger. T'as mal à l'estomac, t'as pas faim.  Le chantage, c'est pas très très beau.. tu me déçois docteur Stevens. puis tu percutes quelque chose qui était pourtant juste devant toi. Stevens. T'aurais pas une soeur? Une petite soeur, qui s'appelle Noom? Stevens, c'est le nom de famille de la colocataire d'Anton. Et donc, ta future colocataire, le temps de signer les papiers. T'allais te faire expulser de chez toi, à cause des factures impayées, et Anton il a dit que tu pouvais venir crécher chez eux, que ça te reviendrait moins cher qu'un studio seule. Et puis, sans le savoir, il t'a un peu sauvé la vie en te proposant cette colocation, une présence presque perpétuelle, une façon de ne jamais te retrouver seule face à tes démons. T'as fait la connaissance de Noom cette semaine, une jeune femme pétillante, lumineuse, elle fait ressortir ce que t'as de meilleur en toi, tu l'aimes déjà, elle est douce, adorable. T'as envie d'être meilleure, rien que pour les remercier tous les deux, Anton et Noom, de t'ouvrir leur collocation. T'as hâte d'y habiter, et si ta future colocataire est réellement la soeur d'Arthur, tu seras certainement amenée à voir l'interne autrement qu'entre ces tristes murs. Puis le sujet aura au moins le mérite de détourner l'attention du jeune homme de ton assiette.   

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Jeu 2 Fév - 16:39


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Généralement, tu n'es pas du genre à trop vouloir t'attacher aux patients. Bien sûr, il y en a bien qui te restent plus en mémoire que d'autres et puis, tu n'as jamais été un cœur de pierre. Toi, tu as toujours été ouvert aux nouvelles rencontres, mais là, tu es dans le cadre de ton travail et tu tentes d'être le plus professionnel possible. C'est un peu une manière de se protéger. Ne pas s'attacher signifie ne pas souffrir en cas de mauvaise tournure. Pourtant, quand tu croises Anastasia, c'est plus fort que toi, tu fais ressortir sans même t'en rendre compte ce côté protecteur qui te définie tant. Pour autant, tu n'as jamais été de ce genre de personne à vouloir sauver le monde, à te mêler de choses qui ne te regardent pas. Au final, t'es un peu égoïste, comme tout le monde. Bien sûr, il t'arrive de donner un peu de ton argent à des associations caritatives, ou encore, de te laisser traîner par Jules dans des refuges animaliers. Quand tu regardes les informations à la télévision, tu dis que le monde part sacrément en couilles et pourtant, que fais-tu pour que ça change ? T'essaies de t'investir, mais ton soutien est minime. Ça ne t'empêche pour autant pas de dormir la nuit. Comme la plupart des gens qui t'entourent, tu es focalisé sur ta petite personne, sur les problèmes qui t'entourent. Sur ton cœur brisé et ce merdier qu'est devenue ta vie depuis presque une année. Mais au final, tes problèmes ne sont-ils pas qu'illusoires lorsque tu vois la misère dans le monde ? Lorsque tu dois soigner un patient en phase terminale ? Lorsque ton regard parcourt le passif de cette si jeune fille face à toi ? Si. Tu n'as jamais réellement connu le malheur, contrairement à Anastasia et c'est peut-être pour ça qu'au final, tu n'es pas si professionnel lorsqu'elle est devant toi. Tu risques gros, tu le sais. Si ton chef de service passe par là à cet instant, tu sais que tu risques de te prendre une réflexion dans la gueule. Mais tu t'en fiches, parce qu'au final, même si ton métier consiste à soigner les gens, le côté humain prend le dessus. A quoi bon soigner sans sentiments ? Parfois, ça serait plus simple d'agir comme un robot, sans réellement s'investir. Ça t'éviterait des nuits blanches à te demander ce que tu aurais pu faire de mieux pour sauver telle ou telle personne, morte dans tes bras. Ce n'est pas facile tous les jours. Mais, il y a toujours de l'espoir. Il te suffit de regarder cette gamine au teint blafard en face de toi pour le comprendre. Peu importe d'où l'on vient, ce que l'on fait, il y a toujours de l'espoir. Et même si Anastasia enchaîne les conneries et ne cesse de revenir en ces lieux, tu gardes espoir qu'elle se calme et aspire à une vie plus saine et plus heureuse. "Le chantage, c'est pas très très beau.. tu me déçois docteur Stevens.". Une nouvelle fois, ton visage se marque d'un rictus amusé, là, au coin de tes fines lèvres un peu gercées par le froid hivernal. De toute façon, même si tu essaies de prendre soin de toi, tu n'as jamais été du genre à te faire des masques pour le visage ou autres trucs que te recommande Daisy. Tu te passes régulièrement un coup de tondeuse dans la barbe, c'est déjà un gros exploit. Et puis, si tu laissais parler ta flemmardise quotidienne, tu aurais probablement les cheveux jusqu'aux genoux. Pas pratique, mais bon, t'as toujours galéré avec ta tignasse. "Tant que tu te remplis l'estomac, toutes les méthodes sont bonnes !", que tu lâches, les bras croisés sur ta poitrine. Bon, elle n'est tout de même pas décidée à manger et ça t'agace un peu. Tu ne laisses cependant rien paraître, la méthode forte ne fonctionne pas avec Anastasia, tu le sais. Et puis, tu as sa confiance. Ça serait con de tout gâcher pour une histoire de purée... pas bonne en plus. "T'aurais pas une soeur? Une petite soeur, qui s'appelle Noom?". Là, ton corps se tend un peu. Tu ne parles pas de ta vie privée au travail. En fait, parler de toi n'est pas un sujet qui te passionne. Et puis, elle mentionne Noom. Ta petite sœur. Et même si sa question reste innocente, en un sens, ça t'emmerde un peu que Noom soit en contact avec Anastasia. Certes, la blonde est une fille bien, tu le sais, mais elle a de nombreux démons et se laisse aller à des dérives qui tu veux tenir éloignées de ta cadette. Imaginer Noom, installée à la place d'Anastasia, ça te retourne l'estomac. "Si, pourquoi ? Tu la connais ?". Question con. Bien sûr, qu'elle la connait, sinon, elle n'aurait pas mentionné son prénom. Pour autant, tu sens ton imagination faire des siennes. Tu imagines Anastasia, avec ta petite soeur, bouteille d'alcool à la main. Bon, tu sais bien qu'il faut que jeunesse se fasse, t'as jamais été du genre à surveiller de trop près ta petite sœur, parce que t'as d'autres choses à foutre de ta vie et puis, toi aussi t'as déjà profité de ta jeunesse et tu sais que boire un verre de vodka ne fera pas d'elle une alcoolique, mais tout de même. Ton instinct tente de reprendre le dessus.   

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Sam 4 Fév - 18:26


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T'es persuadée que t'as pas besoin d'être sauvée, que ça va, que tu gères. La vérité, c'est que t'es complètement accroc, que ton système immunitaire se détériore de jour en jour, que tes blessures suites aux injections s'infectent en un rien de temps, que tu peux plus dormir sans te gaver de calmant si non tu te réveilles dans d'atroces crises de panique, et que tu peux plus tenir une journée sans avaler tes comprimés colorés si non tes mains tremblent. Mais toi tu t'en rends pas compte, tu crois que c'est un jeu, que ça t'aide juste à exister, que t'arrêteras quand ça ira mieux. Tu contrôles plus rien depuis bien longtemps, mais tant que t'en as pas conscience, ça paraît pas réel. Tu te dis que c'est juste un petit plus, que ça t'aide à plus penser à ce qui te fais souffrir, qu'avec ça t'es plus vivante. Que c'est plus facile de sourire, de faire rire les autres avec ta verve impertinente. Que si tu vois pas qu'il y a un problème, c'est qu'il n'y en n'a pas. Le fond de l'histoire, il est pas là, il est pas dans le fait que tu prennes de l'ecstasy, de la cocaïne, de l'héroïne, et tout autre substances qui te passe sous la main, le véritable problème c'est la raison pour laquelle tu le fais. T'es seul face à tout ce qui a pu t'arriver, t'as pas de soutiens, en tout cas aucun qui se rend compte d'à quel point tu vas mal. Parce que tu les laisses pas s'en rendre compte, tu les laisses pas voir au delà de ton sourire enfantin et de ta moue angélique. Tu les laisses pas voir tes larmes et ton âme déchirée, tu les laisses pas savoir que t'as aucun espoir d'avenir, que t'as peur de finir seule. Parce que tu veux pas les embêter, tu te dis que tout le monde à ses soucis, que tout le monde tire son fardeau, et tu comprends pas pourquoi toi t'en es pas capable, pourquoi t'as l'impression de souffrir plus que les autres, pourquoi chaque jour est un peu plus pénible que le précédent. Alors t'as dû rusé, t'as dû inhiber la douleur pour réussir à la cacher aux yeux des autres. C'est comme ça que t'es tombé dedans, c'est comme ça que t'as commencé à perdre le contrôle. Tu le sais pas, mais un jour tu vas arriver au point de rupture, tu vas craquer, et tu vas cracher tout ce que t'as sur le coeur, tout ce qui te ronge les os à longueur de temps, tout ce qui te déchire l'âme. Un jour tu seras obligée de faire face à ce qui te détruit, tu pourras plus l'ignorer, parce que ça aura prit trop de place, parce que ça sera devenu trop dangereux. Un jour, tu pourras plus te convaincre que ça va alors que tu cours chaque jour un peu plus à ta perte. Peut-être que ça sera qu'à partir de ce moment là que tu pourras aspirer à quelque chose de mieux, qu'il te faut cet électrochoc. Tant que tu te remplis l'estomac, toutes les méthodes sont bonnes ! Tes yeux sont braqués sur ta purée, tu sais plus depuis combien de temps t'as plus d'appétit, mais ça fait longtemps. Il sont rares les moments où tu peux manger sans vomir l'intégralité de ton repas. La drogue a fait sur toi bien plus de dégâts que tu n'oseras jamais te l'avouer. Tes paupières te démangent, t'es épuisée, et t'as l'estomac au borde des lèvres mais tu continues de parler à Arthur, c'est la seule chose dont t'ai réellement besoin, d'une présence familière. Quelqu'un de réconfortant, malgré la blouse blanche. Toujours assise en tailleurs, tu luttes de toutes tes forces pour ne pas t'allonger, ne pas montrer que t'es épuisée, et t'engages une conversation qui semble mettre le jeune interne mal à l'aise. Quand tu prononces le nom de ta future colocataire, tu sens Arthur se tendre de tout ses muscles, et tu regrettes soudain ta question. Si, pourquoi ? Tu la connais ? y'a quelque chose dans l'attitude du futur médecin qui te serre le coeur, et fane ton sourire enjoué. Il a peur, pour sa soeur. Parce que t'es pas quelqu'un de recommandable, parce que t'es pas quelqu'un de stable. Tu mérites certainement pas de partager l'appartement d'une personne aussi belle que Noom. Aussi rayonnante. Non, toi tu risquerais de l'abîmer, t'as la poisse, t'as pas un bon karma, tu risquerais de faire du mal à sa petite soeur. Tu t'attendais pas à ce qu'il réagisse comme ça, qu'il semble contrarier que tu connaisses sa soeur. Il n'a rien dit à ce propos, mais tu l'as deviné facilement, il y a des attitudes qui ne trompent pas. T'essaies de garder un semblant de sourire, un sourire triste, tu sais plus trop comment lui annoncer la nouvelle maintenant.  Oui, elle habite avec mon meilleur ami, et.. je.. enfin je vais emménager avec eux d'ici la fin de la semaine alors.. t'essaie de refouler tes larmes, mais ce que t'as vu l'espace d'un instant dans les yeux d'Arthur, ça t'as véritablement foudroyé. Je l'aime bien, Noom. Elle.. avec elle c'est facile, elle est vraiment gentille, t'as de la chance d'avoir une soeur comme elle. ton sourire se dissipe un peu plus, tu ne peux même plus regarder le jeune interne, parce que t'as trop peur de savoir ce que tu liras sur son visage. De la désapprobation.  Ça te plait pas, hein? L'idée que je vive avec elle.. Je comprend, je suis pas.. enfin, je pense pas que je serais contente qu'une personne comme moi soit proche de quelqu'un que j'aime. Je suis pas.. je suis pas comme Noom, et t'as certainement peur que j'ai une mauvaise influence mais.. ç'en est trop, ton coeur se déchire, parce que l'idée que tu puisses faire du mal à quelqu'un t'es insupportable. Une larme s'échappe de tes yeux rougis d'émotions, et ton regard fuit vers la fenêtre  Je sais que je suis pas la meilleure compagnie qu'il soit mais jamais j'entraînerais Noom dans tout ça, je suis pas bête à ce point là, j'ai pas envie que tu la retrouves un jour dans ce service c'est pas.. les larmes finissent par inonder ses joues pâles, certainement à cause de la fatigue, de l'anxiété aussi.  Je le souhaite à personne. Mais t'as certainement raison de t'inquiéter, parce que je suis pas quelqu'un de bien, que je risque de.. d'apporter ma poisse dans sa vie, que je le veuille ou non, c'est comme si j'apportais de l'ombre dans la vie des gens je.. il a mis le doigt sur quelque chose qui te bouffe, te ronge tous les jours. Tu finis par reposer tes yeux sur le visage d'Arthur pour soutenir son regard, tes yeux inondés de larmes de douleur.  Je mérite pas qu'on prenne le risque de s'attacher à moi. et ça, ça te tue. Combien de fois t'as fuis, parce que t'es effrayée de t'attache? T'as peur d'apporter du malheur dans la vie des gens, t'as peur d'être néfaste. Et ça te paralyse, ça te rend malade. T'as besoin des autres pour vivre, mais t'es comme un poison, t'as tellement de problèmes, te démons qui te suivent. Arthur a raison de s'inquiéter, t'es pas une belle personne, t'es pas quelqu'un de bien. 

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Mar 7 Fév - 18:47


help, i have
done it
again

 

Tu sais que la tension subite dans tes muscles t'a trahi. Tu t'en veux un petit peu, mais c'est plus fort que toi. Déjà, tu n'aimes pas parler de toi ou de ta famille, encore moins avec des patients. Égoïstement, tu as accès à leur intimité et toi, tu ne veux rien donner en retour. C'est ta manière de te protéger, de garder une distance, malgré tout. Seulement là, t'es pris au dépourvu et c'est la première fois que ça arrive depuis que tu connais Anastasia. Toi qui sais tout de sa vie, te retrouve déséquilibré par le simple fait qu'elle connaisse ta plus petite sœur... C'est rien en soit, mais ça suffit à t'affecter et tu sais très bien qu'elle n'a pas loupé ton changement d'attitude. Comme quoi, c'est bien la preuve que parfois, le langage corporel est plus parlant que de simples mots. "Oui, elle habite avec mon meilleur ami, et.. je.. enfin je vais emménager avec eux d'ici la fin de la semaine alors...". Okay. Tu restes stoïque, tentant d'analyser ses paroles. La partie la plus protectrice de ton âme a envie de gueule, de se faire entendre et d'empêcher cet emménagement d'arriver... Parce que Anastasia n'est pas stable. Tu as beau l'apprécier, tenter de la sortir de ce merdier dans lequel elle s'est foutue, tant que c'est à ton contact qu'elle reste, ça te convient. Mais Noom... Non, c'est ta petite sœur, tu refuses qu'elle soit embrigadée dans ce genre de choses... Et pourtant, as-tu vraiment le droit de l'ouvrir ? Pas vraiment. Noom est grande et Anastasia n'est pas le diable. "Je l'aime bien, Noom. Elle.. avec elle c'est facile, elle est vraiment gentille, t'as de la chance d'avoir une soeur comme elle.". Tu baisses le regard, observant tes pompes qui n'ont pourtant aucun intérêt. Bien sûr que tu savais que tu avais de la chance d'avoir Noom dans ta vie, et c'était bien pour ça que l'imaginer au contact de Anastasia te faisait peur. Tu savais qu'une fille comme Noom pouvait se montrer influençable et même si Anastasia avait de bonnes intentions envers elle, il suffisait de consulter son dossier médical pour comprendre que ses dérives lui échappaient. Elle avait beau faire du mieux qu'elle le pouvait, elle finissait toujours dans ce putain de lit d'hôpital. "Ça te plait pas, hein? L'idée que je vive avec elle.. Je comprend, je suis pas.. enfin, je pense pas que je serais contente qu'une personne comme moi soit proche de quelqu'un que j'aime. Je suis pas.. je suis pas comme Noom, et t'as certainement peur que j'ai une mauvaise influence mais...". Cette fois-ci, tu te décides à lever la tête et ton regard se pose sur la jeune femme, une larme coulant le long de sa joue rougie par l'émotion. C'est qu'une gamine, que tu ne cesses de te dire et pourtant, tu es incapable de faire un pas vers elle. Tu restes sur tes deux pieds, les bras croisés sur la poitrine alors qu'elle continue de parler. "Je sais que je suis pas la meilleure compagnie qu'il soit mais jamais j'entraînerais Noom dans tout ça, je suis pas bête à ce point là, j'ai pas envie que tu la retrouves un jour dans ce service c'est pas...". Tu détournes une nouvelle fois le regard, une légère envie de vomir à l'idée de voir ta sœur à la place d'Anastasia. "Je le souhaite à personne. Mais t'as certainement raison de t'inquiéter, parce que je suis pas quelqu'un de bien, que je risque de.. d'apporter ma poisse dans sa vie, que je le veuille ou non, c'est comme si j'apportais de l'ombre dans la vie des gens je...". Cette fois-ci, tu laisses un léger soupire sortir d'entre tes lèvres. Des gamines déshabusées, tu en as croisé à la pelle. Que ce soit pendant ton adolescence ou en tant que médecin, c'était le genre de discours que tu avais entendu des milliers de fois. "Je mérite pas qu'on prenne le risque de s'attacher à moi.". Et cette fois-ci, tu te décides à te bouger, tes pieds te menant au lit de la patiente. Tu t'assieds sur le bord du matelas et, le regard fixé sur la fenêtre en face de toi, tu ouvres enfin la bouche. "Dis pas de bêtises...". Tu souffles lourdement avant de reprendre. "Ton problème il est là : tu penses que c'est la vie qui te pousse à faire toutes ces conneries... mais le karma, la poisse et tout ces trucs, c'est des conneries !". T'es presque en colère, mais ta voix se fait étrangement douce. Ton regard se pose alors dans celui de la blonde, sondant son âme avec force. "Si tu veux t'en sortir, tu peux t'en sortir, t'es la seule capable de te sortir cette spirale infernale. Alors, peu importe ton passé, ce qu'il t'es arrivé pour que tu en arrives là, l'important, c'est ce que tu fais pour te relever !". Et toi qui avais passé onze mois dans un état de déprime intense, tu le comprenais enfin. "Tu vas entrer dans la vie de ma petite soeur et crois-moi, si je te revois sur ce lit d'hôpital, c'est pas le même accueil que tu recevras !". Tu as conscience de la dureté de tes paroles, mais jusqu'ici, la manière douce n'a jamais fonctionné et au fond, tu espères que ça lui fera l’effet d'une claque. Si elle apprécie Noom autant qu'elle le dit, peut-être qu'elle trouvera la force de s'en sortir pour elle...   

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Mer 8 Fév - 23:21


help, i have
done it
again

 

En vérité, t'es qu'une gamine. T'as beau penser que le foyer t'a forgé le caractère, que t'es capable de tout gérer, de tout encaisser, mais tu t'effrites de jour en jour. Tu joues avec le feu en attendant le jour où il te consumeras pour de bon, le jour où tu te réveilleras pas. T'ignores le danger, t'ignores les risques, jusqu'à en payer le prix fort. Qui viendra pleurer sur ta tombe? Cette pensée te paralyse. Elle te serre l'estomac et vient te hanter la nuit, elle te réveille en sursaut et t'étouffe dans ton sommeil. Parce que ton monde c'était Pietro, ton monde c'était lui et t'arrive pas à trouver de bonne raison de rester ici s'il n'est pas là. C'est physique, tu te sens à moitié vide, y'a une partie de ton âme qui s'est arraché de toi quand il est mort. T'es morte avec lui. T'es morte le jour où t'as retrouvé son corps gisant et froid sur le bitume dans l'usine abandonnée. Que tu t'es effondrée sur son cadavre. Cette image elle reste gravée derrière tes paupières, elle est là dès que tu fermes les yeux, dès que t'essaie de dormir. Dès que tu vas mieux, ça revient, pour te rappeler que sans lui c'est triste, et douloureux. T'entends vos rires quand ça va mal, les seuls rires qui raisonnaient dans les couloirs du foyer, quand vous vous pourchassiez jusqu'à en perdre haleine. Quand vous vous bagarriez pour déterminer qui aurait le dessus alors qu'il faisait deux fois ta carrure et une tête de plus que toi. Quand vous faisiez le mur le soir pour jouer à cache-cache entre les conteneurs des docks. Il te manque, rire pour de vrai te manque. Tu revêts tous les jours un sourire éclatant pour pas inquiéter les autres, mais ça fait des mois que ton rire n'a jamais explosé en un millier d'éclats comme il le faisait avec Pietro. Mais il est mort. Il ne reviendra pas. Jamais. Dis pas de bêtises.. il s'est assis sur le bout de ton lit, le regard rivé vers la fenêtre que tu fixais quelques secondes plus tôt. Tes yeux rougis se posent sur lui, tu restes attentive à ce qu'il dit, mais tu prends chacun de ses mots dans la figure avec une force inouïe. Ton problème il est là : tu penses que c'est la vie qui te pousse à faire toutes ces conneries... mais le karma, la poisse et tout ces trucs, c'est des conneries ! y'a ses yeux sur toi, et toi tu peux pas contenir tes larmes que t'essuies chaque fois qu'elle roule sur tes joues. Je parlais pas de.. des cachets ni rien de tout ça, peut-être que le karma ça n'existe pas, peut-être que la poisse c'est des conneries, mais pour l'instant les personnes à qui je tenais le plus dans ce fichu monde sont soit parti soit six pieds sous terre, alors oui j'ai franchement l'impression que s'attacher à moi c'est se promettre à un destin funeste. t'es en colère, en colère contre le monde entier, parce qu'on t'a enlevé ta mère alors que t'étais qu'une gamine, parce qu'on t'a enlevé ton frère jumeau, parce que rien ne semble avoir de sens dans ta vie. Si tu veux t'en sortir, tu peux t'en sortir, t'es la seule capable de te sortir cette spirale infernale. Alors, peu importe ton passé, ce qu'il t'es arrivé pour que tu en arrives là, l'important, c'est ce que tu fais pour te relever ! tu te recroquevilles en attirant tes genoux vers ta cage thoracique, et cachant la moitié de ton visage derrière tes genoux pliés. Tu fuis son regard, parce que t'as honte, ça semble tellement simple pour lui. Il te trouve faible, c'est certain. T'as envie de te cacher dans un trou de souris, de partir en courant et de ne plus réapparaître avant des jours. Parce que tu ne veux pas affronter la vérité, tu ne veux pas admettre que t'es malade, que t'es accroc, que t'as un problème. Et il te met devant le fait accomplie. Parce que tu crois que j'ai pas essayé? Je peux plus dormir quand je prend rien, y'a tellement de chose dans ma tête tu sais, j'ai l'impression de devenir folle puis y'a les tremblement, les sueurs froides, j'ai l'impression que mon coeur explose, je peux plus respirer.. j'ai essayé de me relever mais je suis fatiguée. t'essuie encore tes yeux, t'as pas l'habitude de pleurer, tu te sens mise à nue, complètement vulnérable face au médecin assis à quelques centimètres de toi. Tu vas entrer dans la vie de ma petite soeur et crois-moi, si je te revois sur ce lit d'hôpital, c'est pas le même accueil que tu recevras ! il est dur avec toi, mais tu le mérites, tu sais qu'il veut te faire réagir. Que t'as pas le droit à l'erreur, parce que sa soeur il y tient. T'admets enfin que tout ne va pas bien, que ta vie est un véritable champs de mines. Tu laisses un long silence s'installer entre vous, parce que t'es entrain d'encaisser, parce que tes en train de prendre conscience que tout ça, c'est pas normal, c'est pas un jeu, c'est plus un jeu depuis longtemps. Ta cage thoracique se resserre si fort contre ton coeur que t'as l'impression d'étouffer, t'es perdue, paumée, désemparée. Comment t'es sensée te relever, si t'as pas la moindre idée de comment faire? De comment survivre rien qu'une demie journée sans tes pilules? Tes yeux embués de larmes se posent enfin sur Arthur, des yeux remplis de douleur, de peur aussi. Y'a une montagne devant toi, et on te demande de la franchir à mains nues.  J'y arriverais pas toute seule.. que tu lâches finalement dans un souffle, comme un hurlement silencieux, entre deux spasmes qui secouent ton maigre corps, la gorge serrée. Une simple phrase à demi-voix pour crier à l'aide. T'es morte de peur. Tu veux pas affronter ça toute seule, tu veux pas te réveiller la nuit en hurlant parce que tes cauchemars se transforment en crises de panique, tu veux pas te tordre de douleur à cause du manque qui te transcende. T'es toute seule putain, tu donnerais tout l'or du monde pour retrouver ta maman juste quelques minutes, de retrouver tes repères juste une journée. T'as besoin de son aide, malgré tous les efforts que t'as fait jusque là pour lui prouver que tout allait bien, il venait de briser tes remparts.  

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MessageSujet: Re: help, i have done it again (arthur)   Sam 11 Fév - 22:05


help, i have
done it
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"Je parlais pas de.. des cachets ni rien de tout ça, peut-être que le karma ça n'existe pas, peut-être que la poisse c'est des conneries, mais pour l'instant les personnes à qui je tenais le plus dans ce fichu monde sont soit parti soit six pieds sous terre, alors oui j'ai franchement l'impression que s'attacher à moi c'est se promettre à un destin funeste.". Elle est là, face à toi, cette carapace pourtant d'apparence si solide, se fissurant peu à peu. Tu sais que sur le moment, ton attitude n'est vraiment pas professionnelle. En soit, tu risques gros à lui parler de la sorte. Mais c'est plus fort que toi. Parce que cette gamine, il lui faut une prise de conscience. Tu n'es probablement pas la bonne personne pour ça. Peut-être qu'au lieu de l'aider, tu l'enfonces encore plus. Tu n'en sais rien, bordel, parce que c'est pas ton rôle. Toi, normalement, tu es sensé la soigner. T'occuper de ses blessures physiques et laisser les tourments de son esprit à des personnes qualifiées pour ça. Et pourtant, la blonde te l'a bien fait comprendre : elle ne parlera pas à un psychologue. Peut-être que c'est simplement d'un ami dont elle a besoin ? Tu n'irais pas jusqu'à dire que votre relation s'étend à ce niveau là... mais Anastasia n'est pas une patiente comme les autres, c'est certain. Elle a pris une place dans ta vie, que tu le veuilles ou non et ça ne risque pas de s'arranger, maintenant qu'elle est entrée dans la vie de ta petite sœur. Alors oui, tu as probablement dépassé un peu les bornes, mais voir la carapace de la blonde s'effriter te rassure. "Parce que tu crois que j'ai pas essayé? Je peux plus dormir quand je prend rien, y'a tellement de chose dans ma tête tu sais, j'ai l'impression de devenir folle puis y'a les tremblement, les sueurs froides, j'ai l'impression que mon coeur explose, je peux plus respirer.. j'ai essayé de me relever mais je suis fatiguée.". Ce discours, tu le connais. Tu as été en contact avec des patients souffrants d'addictions diverses, notamment durant tes premières années d'externat. Tu ne l'as jamais vécu, parce que toi, malgré tes dérives, tu as toujours su garder un certain contrôle. Même lorsque tu étais étudiant et que tu passais toutes tes soirées une bouteille à la main. Tu savais que ça ne durerait pas, qu'à un moment donné, il faudrait te calmer, ce qui accentuait encore plus ton envie de profiter de ta jeunesse à ce moment précis de ta vie. Tu t'imposais peu de limites à l'époque et pourtant, jamais ô grand jamais, tu n'as ressenti ce manque qu'elle te décrit si bien. Pourtant, tu le connais, parce que ce genre d'addiction mène souvent sur l'un de ces lits d'hôpital et donc, à toi.
Ton regard sonde la jeune femme. Trop jeune pour avoir vécu tant de choses, trop juvénile pour être tombée aussi bas. Tu as envie de la secouer, de lui crier qu'elle a la vie devant elle, que tout n'est pas perdu. Que malgré la souffrance, un futur est possible... Pourtant, tu n'en fais rien, te contentant de la regarder alors que sa résistance s'envole bien loin. Là, ils sont loin les sarcasmes. Les rires ont disparu et tu as à faire à sa fragilité à l'état pure. Sans faux semblants, sans comédie... Elle se dévoile à toi et tu sais que c'est le genre de chose qui n'arrive pas souvent. "J'y arriverais pas toute seule...". Tu poses une main sur son genou. Geste qui aurait pu sembler déplacé, mais qui ne l'est absolument pas. De toute manière, tu n'éprouves aucun désir pour Anastasia. Non pas qu'elle ne soit pas jolie fille, bien au contraire, mais c'est plus un regard de grand frère que tu poses sur elle. Il n'y a pas la moindre trace d'attirance dans tes iris foncées. Tu laisses un léger silence vous calmer et puis, tu te décides à ouvrir la bouche, ton regard cherchant le sien. "Je sais...", que tu commences à dire, lui offrant un très léger sourire, tentant de lui redonner un peu de joie. "Et c'est pour ça que tu devrais profiter des services qui te sont proposés ici...". Bon, tu t'avances sur une pente un peu glissante, mais au moins, tu lui proposes des solutions. "Je sais que parler de choses intimes à une personne que tu connais pas peut-être étrange, mais... il parait qu'on arrive mieux à se confier à des gens qui ne sont pas de notre entourage.". Au fond, tu espères vraiment qu'elle parlera à cette psychologue. De toute façon, elle n'a rien à perdre, non ? "Et puis, il existe des groupes de soutien... des gens qui souffrent du même mal que toi et qui peuvent t'aider...". Tu passes une main distraite dans tes cheveux. "Et s'il s'avère qu'ils sont remplis de têtes de con, tu as mon numéro...", que tu lâches en riant un peu. "J'te l'ai pas donné juste pour faire joli... tu n'es pas seule, je suis là, okay ? Si tu ne te sens pas bien, tu peux m'appeler, n'importe quand, à n'importe quelle heure, d'accord ? Que tu ailles vraiment mal ou que tu te sentes juste un peu seule... j'm'en fou...". Ton regard se plonge dans le sien. Tu es totalement sérieux. Tu sais que ce n'est pas de ta responsabilité, mais tu le penses de tout ton cœur. Tu préfères gâcher un peu de ton sommeil à lui parler au téléphone plutôt que de la savoir à faire des conneries en tous genres.
 
 

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