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 noom and chill.

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MessageSujet: noom and chill.   Dim 8 Jan - 2:06



Il saute de son vélo, ouvre la porte de l’immeuble et gravit les marches, bicycle sur l’épaule. Ses cheveux sont encore humides et l’odeur du chlore ne s’est pas totalement dissipée. Il vient de passer les deux dernières heures à nager. Son corps est douloureux, ses muscles tirent et ses côtes lui donnent toujours un mal de chien. Il s’est pris la pire dérouille de sa vie, il y a quelques jours, et en sourit encore. Il n’y avait qu’un type, au début, puis deux, trois, et quatre au final, qui se sont défoulés sur lui. Une petite provocation qui a mal tourné ; Anton voulait se battre, et cette nuit là, la boîte était bondé de ces petits gosses de riches qui se pensent maîtres du monde. Une bousculade, des mots sciemment choisis et les poings avaient fusé. Anton s’en était bien sorti, au début, avant que le gang au complet ne se forme. Il en avait rit, après la rouste qu’il a pris. Chaque mouvement le fait grimacer, mais il souffre en douleur et laisse le temps faire son œuvre. Il tire ses clefs de son sac, ouvre la porte de l’appartement et entre. Il tend l’oreille, entend Noom. Il pose le vélo dans le couloir, se déchausse et jette ses chaussures dans un coin. Il traverse le couloir, jette un œil dans le séjour, va jusque dans sa chambre. Il jette son sac sur une chaise, près de la fenêtre, et enlève sa veste qu’il lance au même endroit. Il reste immobile un instant, à regarder le désordre de sa chambre, à réfléchir à la façon de passer la soirée. Il pourrait s’allonger, regarder des films jusqu’à tomber de fatigue, ou lire, ou ne rien faire, s’asseoir sur le rebord de la fenêtre et regarder dans le vide et se retrouver seul avec ses pensées. Il n’avait pas envie de rester seul. Il n’y avait qu’une alternative. Noom.
Il sort son téléphone et regarde ses notifications en allant dans le séjour. Il n’a qu’à suivre le vacarme qui entoure généralement sa colocataire. Il la trouve dans la cuisine attenante. « Noom ! » s’exclame-t-il, mimant la surprise de tomber sur elle. « T’as rien à faire ce soir, j’imagine. Passe la soirée avec moi, on va regarder un film. Je sais pas. T’as rien de mieux à faire de toute façon » dit-il, d’un air assuré. Il lui donne un sourire insolent. Il ouvre le frigo, en extirpe le premier truc qui lui tombe sous la main – quatre yaourts. Il attrape une cuiller, se retourne et se rend dans le salon. « Je te laisse choisir le film », lâche-t-il derrière lui, avant de s’enfoncer dans le canapé et de grimacer.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Dim 8 Jan - 3:31

Noom, c'est une boule d'énergie dès le moment où elle a posé le pied par terre. Elle ne s'arrête jamais, elle n'est jamais fatiguée. Par contre, elle fatigue tous ses proches, tout ceux qui doivent la supporter au quotidien. Elle attire souvent les foudres mais en même temps, dès qu'on a besoin de s'ambiancer ou de se changer les idées, c'est toujours Noom qu'on appelle. Noom, c'est la bonne copine qui ne veut que votre bien et n'aime pas vous voir malheureux, sans sourire. Elle sourit tout le temps, tous les jours, à chaque occasion parce qu'elle sait à quel point elle a de la chance d'être encore en vie. Il lui arrive très rarement de pleurer et quand elle le fait, c'est lorsqu'elle est seule dans sa chambre et qu'elle repense à Jaiden, son ami parti il y a presque huit ans de cela.

Mais, aujourd'hui Noom a décidé que ce serait une bonne journée. Après un petit footing matinal, elle passa sa journée à la librairie pour travailler et ramener un peu d'argent à la maison. En fin de journée, elle décida de s'adonner à une de ces passions, celle de faire de la pâtisserie. Elle avait décidé de faire dans la simplicité en cuisinant des brownies au chocolat. Et même dans ces moments-là, lorsqu'elle devait se concentrer, c'était une vraie tornade. En plein remue-ménage dans son activité, elle eut à peine le temps de voir Anton rentrer qu'il était déjà parti dans sa chambre. Anton, c'était son colocataire un peu torturé, toujours seul, qui ne lui parlait pas trop et pourtant, elle l'appréciait énormément. Elle trouvait que quelque chose en lui était beau, était admirant. Elle avait malheureusement l'habitude de le voir enfermer mais, elle ne ratait jamais une occasion d'aller l'embêter dans sa chambre pour qu'il s'ouvre.

Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle le vit revenir vers elle. « Noom ! » Elle le regarda, sans même savoir que dire. De toute façon, il ne lui laissa que très peu de secondes pour réagir. « T’as rien à faire ce soir, j’imagine. Passe la soirée avec moi, on va regarder un film. Je sais pas. T’as rien de mieux à faire de toute façon » Il était bien rare que cette proposition vienne de lui. Bien sûr, elle aurait quand même pu refuser mais, pour elle, il en était hors de question. Ce genre de moment-là, elle adorait et elle en était encore excitait lorsqu'il sortit « Je te laisse choisir le film » Dans sa tête, le choix était déjà fait, elle allait encore regarder son film préféré, un disney, le meilleur des meilleures. « Tu vas avoir la chance de regarder Le Roi Lion avec moi Anton chéri. » Elle profita que les brownies soient cuits pour les sortir du four et les mettre dans une assiette. Ce sera son repas pour ce soir. L'assiette dans les mains, elle se dirigea vers Anton. Après avoir posé l'assiette qui sentait bon le chocolat, afin que les gâteaux refroidissent, elle sortit son dvd et le mit en route. Rejoignant Anton dans le canapé, elle n'allait pas changer de caractère pour ce soir. Voulant l'embêter, elle allongea ses jambes sur celles de son colocataire. « Tu as enfin réussi à trouver la porte de sortie de ta chambre, ça me fait plaisir. » Elle esquissa un sourire et lui demanda un peu plus sérieusement « Comment tu vas en ce moment ? » Avec Anton, Noom s'attendait à toutes les réponses inimaginables.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Dim 8 Jan - 20:02

Il cherche une position confortable, cale un oreiller derrière son dos, prend une grande respiration. La douleur intervient après quelques secondes, et Anton tousse alors que Noom arrive dans le salon, un plat de brownies dans les mains. Il capte l’odeur du chocolat et sent son estomac se tordre. Il la regarde s’affairer, fouiller dans sa collection de films, insérer le disque et revenir vers le canapé. Le Roi Lion. Il n’a jamais regardé un Disney de sa vie ; il les connait, il a regardé des scènes sur Youtube, mais c’est tout. Il regarde Noom, il l’étudie. Noom est de la pure énergie. Un fol électron qui ne s’arrête jamais, qu’on ne peut pas contenir. Il n’a envie d’être nul part ailleurs, ce soir, et ce sentiment étranger qui l’envahit le rend étrangement à l’aise. Il n’a jamais été aussi proche de Noom. Il ne la connait pas plus que ça, d’ailleurs. Il l’observe mettre ses jambes sur les siennes et il réprime un sourire, secouant la tête. Le sourire s’installe tout de même sur son visage, mais se transforme en grimace lorsqu’il essaie de se remettre correctement assis. Il mime la lassitude, il contrefait son amusement, il essaie de paraître excédé, de cacher sa douleur. C’est ce qu’il fait de mieux. Cacher ses sentiments, se parodier. « Je vais accepter ça ... » dit-il en montrant les jambes de Noom avec ses doigts « à cause de ça », continue-t-il en montrant les brownies. Il arrive à attraper l’assiette, qu’il pose sur les genoux de Noom. Elle sourit. « Comment tu vas en ce moment ? » Il la regarde, hausse un sourcil, et ne répond pas directement. Il s’empare d’un brownie, encore tiède, et le met entier dans sa bouche. Il mâche doucement, gagne du temps. Comment il se sent. Il déteste cette question, vide la plupart du temps de tout intérêt de la part de ceux qui la posent. Mais Noom est sincère. C’est une des choses qu’Anton a compris, à propos de sa colocataire. Noom est quelqu’un d’authentique. Elle ne pose pas cette question par convention sociale. Elle s’enquit sincèrement de son état, même si elle doit savoir, au fond, qu’il ne faut pas attendre grand chose d’Anton. Il pèse les possibilités. Lui dire simplement que oui. Que ça va. Ou lui dire qu’il souffre comme un chien. Physiquement. Qu’il est perdu, mentalement. Il sourit en avalant le brownie. Anton a ouvert la porte de sa chambre, ok. Il n’est pas prêt à s’ouvrir lui-même. « Ouais, ça va – je savais pas que tu savais cuisiner. Ce truc, c’est une tuerie » dit-il en prenant un nouveau brownie. Il ne traine pas habituellement avec ses colocs. La colocation n’était pour lui qu’une façon de se payer une chambre dans un bel appartement, une façon d’être autonome, pas un moyen de se faire des amis. Mais Noom n’est pas une fille comme les autres. Il la regarde, à nouveau, mâchant son brownie généreusement. Une envie lui traverse l’esprit. « Y’a du vin au frais ? J’ai envie de vin » dit-il en se redressant légèrement et en poussant les jambes de Noom, alors qu’un singe efféminé se prépare à balancer un lionceau du haut d’une falaise. Il pose l’assiette de brownies sur la table basse et va dans la cuisine. Il déniche une bouteille entamé, tire le bouchon avec ses dents et attrape deux verres. L’odeur du vin le fait saliver. « Tu gardais ça pour une autre occasion ? » demande-t-il en revenant sur le canapé. « Parce que ça, c’est l’occasion. Avec un grand L, tu sais. Ou un O. C’est now or never. J’ai envie de boire avec toi, on n’a jamais fait ça avant ». Il pose les verres vides sur le canapé et cale la bouteille contre lui le temps de reprendre les jambes de Noom et de les reposer sur lui. Il fixe l’écran en versant un premier verre et en le tendant à l’aveugle vers sa colocataire. « Ok, c’est quand qu’il chante Hakuna Matata ? C’est le seul truc que je connais du film ». Il se sert son propre verre et le descend d’un trait.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Lun 9 Jan - 23:14

Une soirée comme celle-ci, en compagnie de son colocataire Anton, jamais Noom ne cru que ça lui arriverait. Mais, elle appréciait vraiment. Depuis le début de leur colocation, jamais ils n'avaient partagé un tel moment. En signant le bail lors de la colocation, Noom doutait beaucoup car elle se demandait s'il arriverait à tenir la route avec elle et son comportement. Et malgré leurs grosses différences, jamais il ne s'était plaint et même ce soir, il avait l'air d'apprécier ce moment. Surtout lorsqu'il engloutit un des nombreux brownies en un seul coup dans sa bouche. Noom était gourmande, même très gourmande au point qu'elle se mettait à fond dans le sport pour ne pas prendre un gramme. Mais, elle ne comprenait pas comment une personne pouvait engloutir une telle part en un seul coup. Elle pensait réellement qu'il ne pouvait vraiment savourer en mangeant comme cela. Et malgré tout, elle eut droit à un beau compliment concernant ses pâtisseries. « Ouais, ça va – je savais pas que tu savais cuisiner. Ce truc, c’est une tuerie » Elle souria et lui fit un clin d’œil. Noom a appris la pâtisserie alors qu'elle n'était qu'une gamine. Elle n'a pas appris pour apprendre mais, juste par gourmandise, pour pouvoir avoir des gâteaux sous la main à n'importe quel moment. « Hey, tu as hérité d'une bonne coloc' hein ! Je pourrais t'en refaire plein si tu veux ! » Il ne s'était pas épanché sur sa question concernant comment il se sentait actuellement mais, elle le connaissait. Il s'ouvrirait peu et surtout pas si elle le forçait comme une inquisitrice.

Et puis vint à Anton, une des meilleures idées qu'avait pu entendre Noom durant toute cette semaine. Il proposa de boire un verre de vin, pour dire vrai, cela faisait bien longtemps que Noom n'avait pas apprécié un bon verre de vin. Une bonne occasion pour boire un verre à deux, Anton avait misé dans le mille. Après l'avoir vu faire un aller-retour pour aller chercher cette fameuse bouteille, il revint et, à la grande surprise de Noom, repris les jambes de la jeune femme pour les remettre sur les siennes. C'était sûrement le premier vrai contact physique que les deux jeunes gens avaient depuis leur toute première connaissance. « Cette bouteille de vin est faite pour nous deux. Il n'y a pas mieux de partager un verre en ta compagnie, tu sais. » C'était comme s'ils avaient l'habitude de partager ce genre de moments, comme s'ils se connaissaient depuis toujours et pourtant, ce n'était qu'une image. Mais, ce qui était sûre, c'est qu'à peine la soirée commençait, Noom était sûre de vouloir signer à nouveau pour d'autres soirées comme celle-ci. « Ça me fait plaisir de passer ce moment avec toi, faudrait se faire ça plus souvent. » Elle se fit servir son verre et le but à petite gorgée, tout en étant plongée dans le film. Un de ces moments préférés arriva, la chanson Hakuna Matata, un mythe pour Noom. Mais, Anton la surprit en dévoilant qu'il ne connaissait que ça de la légende Le Roi Lion. « Comment tu oses ne connaitre que ça du film ? C'est le meilleur des Disney ! » Elle rigola et se laissa emporter par la chanson comme si elle était seule au monde « Hakuna Matata, quelle phrase magniiiifiiiique ! Allez, chante avec moi Anton, s'il te plait » Folle, elle l'était carrément mais, elle l'assumait aussi totalement et elle tentait tant bien que mal que son colocataire allait la suivre dans son delire.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Mer 11 Jan - 22:22

Il se sert un nouveau verre, regardant Noom être Noom et appréciant le moment autant qu’il le pouvait. Anton a toujours pris soin de passer le moins de temps possible à sociabiliser avec ses colocs, préférant garder une certaine distance pudique, nourrissant l’idée que ce système n’était que temporaire, qu’il aurait son propre appart, son endroit à lui seul, bientôt. Mais il s’était laissé séduire par Noom et sa bonne humeur. Son naturel débordant et sa joie de vivre communicative. Il s’était surpris à aimer partager de brefs moments avec elle, et à vouloir en passer davantage en sa compagnie, comme celui-ci. Il s’était surpris à vouloir lui glisser des confidences. A vouloir s’ouvrir à elle. Il se surprenait maintenant, assis sur ce canapé, les jambes de Noom sur les siennes, à regarder un lion se dandiner avec un phacochère. Anton l’écoute sagement le réprimander, lève un sourcil interrogateur lorsqu’elle se met à chanter en tentant de rester le plus stoïque possible. Il manque de s’étouffer avec une gorgée de vin lorsqu’elle l’invite à la rejoindre. Il la jauge du retard, se demande un instant si elle est sérieuse avant de se rappeler à qui il a à faire et secoue la tête. « Me fait pas regretter, s’il te plait » dit-il en lui lançant un regard noir qu’il surjoue. « Ça n’arrivera jamais », tranche-t-il en mouillant à nouveau ses lèvres. Il n’a jamais regardé un de ces films. Ses parents n’ont jamais pris la peine de l’amener au cinéma, ils n’ont jamais cru bon de lui offrir une enfance normale. Anton n’a jamais essayé de rattraper le temps perdu. Il a tiré depuis longtemps un trait sur ces instants gâchés, sur cette enfance abîmé. Ce genre de moments, regarder des programmes pour enfants, ce genre de chose le mette mal à l’aise. Ils lui donnent l’impression de courir après un passé raté. Ils le forcent à se demander ce que sa vie serait s’il avait reçu une éducation normale, si sa vie n’avait pas pris un mauvais départ. Il la regarde du coin de l’œil, tentant de garder son sérieux, puis se met à nouveau à sourire. « T’es inarrêtable, hein ? » dit-il, finissant les dernières gorgées de son second verre avant de s’en servir un nouveau.
Il la regarde et l’admire, d’une certaine façon. Elle transpire l’innocence. Il se demande qu’elle peut être son terrible secret, ce qu’elle cache au fond d’elle qui pourrait ternir l’image qu’elle laisse transparaître aux yeux de tous. Noom donne l’impression d’être la meilleure amie que n’importe qui puisse rêver d’avoir. Attentionnée. Énergique. Compatissante. Douce et percutante. Anton l’a toujours soupçonné de dissimuler quelque chose. Il a passé de longues minutes à l’observer. A essayer de la sonder. Mais il n’a jamais réussi à cerner la part d’ombre qui doit sommeiller en elle. Peut-être est-elle aussi parfaite qu’elle en a l’air. Peut-être est-il le coloc le plus chanceux. Il la regarde, l’admire, l’envie. Il l’envie de sembler si légère et détachée de ce monde. Il l’envie, lui, tenaillé, ancré au sol, incapable de s’élever, incapable de rêver. Il la regarde et se fait une promesse de renouveler ce moment. Il la regarde et se sent de plus en plus à l’aise.
« Ton pote, là, Ben. C’est Rosenberg, son nom, c’est ça ? Il n’aurait pas un frère qui s’appelle Matt ? ». Il descend son troisième verre. Il prend la bouteille de vin, resserre Noom et remplit son propre verre à ras bord. Il se surprend lui-même. L’alcool, Noom, ce faux sentiment de bien-être, ce cocktail dangereux délit sa langue. Il n’a jamais parlé de Matt à personne. Pas même à Aswell. Il n’a jamais mentionné le nom de Matt. Il sent son ventre papillonner et sourit derrière son verre qu’il porte à nouveau à sa bouche. Il voulait simplement se faire peur. Il voulait laisser ce prénom glisser à travers ses lèvres et s’imaginer la suite de cette conversation s’il osait tout simplement la continuer. Je suis totalement perdu quand je suis prêt de lui. Il sourit. Espèce de con, pense-t-il à son encontre, s’interdisant d’aller plus loin. « Il est dans ma classe, ce Matt, je me demandais s’il avait un lien avec ton pote, c’est tout » poursuit-il avant de mimer l’ennui.
Il attrape un brownie, l’engouffre, prend une gorgée, balaie les Rosenberg de sa tête. Il regarde Noom, et se lance. « T’as pensé quoi, de moi, en me rencontrant ? » tente-t-il.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Dim 22 Jan - 0:55

Elle ne peut s'empêcher, c'est plus fort qu'elle. Noom adore être entourée d'autres personnes et faire apprécier sa présence. Noom, c'est une boule d'énergie depuis l'enfance. Elle n'a jamais su tenir sur place. A l'école, c'était une bonne élève mais, elle était souvent réprimander car elle parlait tout le temps, à chaque moment. Elle a même déjà eu plusieurs extinction de voix puisque cette dernière n'est malheureusement jamais au repos. Elle casse la tête de tout le monde. Même lorsqu'elle est seule, elle arrive encore à trouver des sujets de conversations à faire avec elle-même. Et lorsqu'elle ne parle pas, elle bouge, elle danse, elle gigote dans tous les sens. C'est assez facile de connaître Noom, on lit en elle comme dans un livre ouvert. Elle ne cache rien, elle se confie à n'importe qui, même au petit inconnu dans la rue qu'elle ne croisera qu'une fois. Elle parle de tout sur elle, tout sauf de lui, son ancien copain qui est décédé. Pourtant, elle est même capable de raconter à tout le monde, la première fois qu'elle a eu ses règles. Elle n'a aucun filtre, elle ne réfléchit jamais avant de parler, ce qui peut lui valoir aussi de dire des bêtises assez souvent. Noom, c'est tout le contraire d'Anton en fait. Ce qui est assez bizarre de les voir, assis l'un à côté de l'autre, et profiter de cette soirée chacun à sa façon. Malgré son invitation à danser et chanter avec elle, Anton refuse mais, ça n'étonne pas Noom et ça ne la vexe même pas. Elle le sait, peu de gens arrivent à la suivre et ce n'est pas le genre d'Anton. « T’es inarrêtable, hein ? » Noom se met à rire. C'est vrai, il a déjà compris comment elle était. Pourtant, elle le sait, son comportement fait plus penser à celui d'une adolescente que d'une adulte en devenir. Il peut être néfaste pour elle car, peu de gens la voit très sérieuse. Mais, elle s'en fiche, elle le sait qu'elle peut aussi être responsable et à l'écoute, sérieusement, quand il le faut. « Entre rire et pleurer, j'ai choisi mon camp depuis longtemps. » C'était une grosse carapace qu'elle s'était formée et heureusement, car une fois seule, Noom était du genre à être dépressive. Un côté que personne ne lui connaissait. Elle repoussait au plus ce côté sombre là grâce à sa folie qui était tout, sauf passagère. « Un jour, je suis sûre que j'arriverai à te faire avoir un fou rire ! » Il était bien difficile de résister à Noomie, surtout lorsqu'elle sortait ses petits bijoux de déguisements. Elle en avait plein, un placard en était rempli.

La chanson étant passé, Noom s'était un peu calmé en attendant la prochaine. Le Roi Lion, c'était son dessin animé préféré. Elle se rappelle encore de la première fois où elle l'avait vu. Elle avait réclamé un lionceau durant des mois et des mois à sa mère mais, jamais elle n'avait eu gain de cause malheureusement. Les yeux plongés dans le film et les lèvres dans son verre de vin, elle continua à porter son intérêt sur Anton, surtout lorsqu'il l'interpella. « Ton pote, là, Ben. C’est Rosenberg, son nom, c’est ça ? Il n’aurait pas un frère qui s’appelle Matt ? » Ben, c'était tout simplement son meilleur ami. Celui qui avait vécu en même temps qu'elle le drame de leur adolescence, celui qui aujourd'hui encore était là à n'importe quel moment, le seul à voir son côté sombre, à le connaitre par coeur. « Si, c'est bien ça. Ben et Matt ne s'entendent pas très bien mais, ils sont bien frères. » Noom se demanda pourquoi il posait cette question d'un seul coup tout en regardant Anton la servir à nouveau. N'ayant plus bu depuis un moment du vin, Noom était sûre qu'elle finirait pompette à la fin de la soirée mais peu importe, elle continua de boire. Elle espérait juste que l'alcool ne l'enfoncerait pas dans ce secret qu'elle voulait tant continuer à cacher. « Il est dans ma classe, ce Matt, je me demandais s’il avait un lien avec ton pote, c’est tout » Elle ne se rappelait pas que Matt lui ai parlé d'Anton dans sa classe mais, en même temps, elle l'avait très peu vu dernièrement, passant le plus clair du temps avec Ben. « Matt, c'est quelqu'un de bien, tu sais. Tu le connais bien ? » Elle ne sait pas pourquoi elle sortit ça d'un seul coup mais, elle souria à Anton, assumant ce qu'elle venait de dire. Puis, son colocataire, changea totalement de sujet après avoir encore englouti un brownie. Décidément, ils faisaient leur petit effet. Qu'avait pensé Noom de son colocataire la première fois qu'elle l'avait vu ? Noom ne pensait jamais de mal des autres. Elle était très naïve, ce qui lui valait beaucoup de problèmes mais, jamais elle ne se permettait de juger au premier abord. « Je savais que j'allais avoir du travail pour t'enlever le balai que tu as dans le cul ! » Elle se mit à rire, sans même réussir à s'arrêter puis, redevint sérieuse d'un seul coup. Un complexe à elle toute seule, cette Noomie. « Je savais que j'allais passer de bons moments avec toi même si je voyais pertinemment que nous étions totalement différents. » Elle bu son verre de vin d'une seule gorgée, reprenant par la suite son souffle et continuant. « Je pense que tu gardes beaucoup de choses pour toi Anton, tu devrais te livrer un peu plus des fois, même si je conçois qu'il est difficile de le faire et surtout de trouver la bonne personne à qui parler. » Elle changea de position sur le canapé, enlevant ses jambes de celles d'Anton. Ses jambes passèrent de l'autre côté et la tête de Noom se retrouva sur l'épaule d'Anton. Elle aimait le contact, elle adorait les gestes tendres.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Ven 27 Jan - 23:14

Il absorbe les informations sur Rosenberg. Bien sûr, que c’est quelqu’un de bien. Matt, c’est le gamin qui ne fait pas de vagues. Qui est là, mais qu’on pourrait facilement oublier. Mais Matt, ce n’est pas quelqu’un d’ordinaire. Ce n’est pas quelqu’un de trivial. Matt, il a cette aura qui émane de lui, cette force qui le bouscule et qui le renverse. Matt, c’est le type qu’il n’arrive pas à se sortir de la tête, et qu’il torture pour cette simple raison. Il doit payer, Matt, pour ce qu’il lui fait. À son tour, d’être bousculer. D’être harceler. Mais Matt, c’est une énigme qu’il devra déchiffrer, un jour, s’il ne souhaite pas se condamner à jamais à trébucher et vaciller. Matt il lui fait perdre pied, mais Anton a l’impression que ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Il avale une énième gorgée de vin pour chasser Rosenberg de sa tête. Il grimace sous le goût de l’alcool, et se concentre sur Noom, qui n’a que des arcanes pour lui, elle aussi. Comment peut-on déborder à ce point de bonne humeur ? D’allégresse ? Quel est le secret de ce déluge d’euphorie qu’elle crache à longueur de temps ? Elle l’agace, plus souvent qu’il ne l’admettra. Elle l’exaspère, sans qu’il puisse le dissimuler en permanence. Il se demande ce qu’elle cache. Elle doit cacher quelque chose. Il ne veut pas savoir quoi. Il ne veut pas chercher quoi. Il sait que chaque personne masque ses points faibles. Que chaque personne se dérobe, d’une manière ou d’une autre. Anton le fait parfaitement, lui. Il se soustrait au monde à sa façon. Il la regarde dans les yeux alors qu’elle se met à rire à pleine gorge. Noom Stevens. Il l’écoute attentivement, se demande si elle pèse ses mots. Si elle en comprend toute la portée. « Je pense que tu gardes beaucoup de choses pour toi Anton, tu devrais te livrer un peu plus des fois, même si je conçois qu'il est difficile de le faire et surtout de trouver la bonne personne à qui parler. »
À son tour de sourire. À son tour de rire. Trois pauvres éclats sans force, artificiels, masqué par ceux sa colocataire. Un rire factice, qu’il contrefait de la meilleure des façons. Elle lâche ces mots d’une façon détendue, en rien désinvolte. Elle a toujours les mots justes, Noom. Il ne sait pas si elle en a conscience. Si les mots lui viennent naturellement, ou si elle les travaille. Si elle les choisit soigneusement. « J’cache pas grand chose » dit-il en la regardant changer de position. Elle pose sa tête sur son épaule, et Anton se sent de plus en plus inconfortable, dans ce canapé. Il boit une autre gorgée d’alcool, qui coule le long de sa gorge en laissant une douce brûlure qui le fait saliver davantage. Il se demande s’il y a autre chose que du vin, ici. Quelque chose de plus fort. De plus radical. « Je cache pas grand chose », répète-t-il, plus pour se convaincre qu’autre chose. « Tu sais déjà tout de moi ». Et c’est vrai, d'une certaine façon. Elle sait déjà tout de lui, du moins les grandes lignes. Elle sait qu’il était dans la rue. Elle sait qu’il fuyait quelque chose. Elle sait qu’Anton Slezak est un gamin endommagé. Qu’il est abîmé. Esquinté. Elle n’a pas besoin d’en savoir plus. Pas maintenant. Peut-être jamais. Il la regarde du coin de l’œil. Il pourrait lui dire quel est son souhait le plus cher. Ce que Slezak veut dire. Quel est l’écho de son nom. Il pourrait lui dire qu’il est un gamin complexe, qu’il devrait être jugé pour tout ce qu’il a dit et fait. Il pourrait lui dire tant de chose. Mais la vérité est difficile. Et ce n’est ni le moment. Ni l’endroit. Et Noom Stevens n’est pas la bonne personne. Noom est peut-être la personne la plus brute qu’il connaisse, la plus naturelle, la plus pure. Mais elle a un autre rôle à jouer. Pas celle de la confidente. Celle de la personne qui est toujours là. Celle qui le réconforte, qui l’allège, qui le calme d’un regard. Il prend une grande respiration, une nouvelle gorgée d’alcool et se détend. Il aurait pu poser sa tête sur celle de Noom. Lui prendre la main, lui dire merci pour tout. Mais ce n’est pas Anton. Il se contente de l’accepter, là, dans cette position. « Tu comptes pas t’endormir là, quand même ? ». Son naturel revient au galop.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Dim 29 Jan - 2:53

Elle est là, la tête posée sur l'épaule d'Anton. Physiquement, elle est là mais, en l'espace d'un instant, son esprit divague ailleurs. Ce genre de moment, ce genre de position, tout ça, souvent elle l'a partagé avec son premier amour, celui qui, après un accident de la route, l'a laissé seule avec ses démons. Les souvenirs remontent, Noom est prise d'un sentiment de tristesse intense mais, elle retient ses larmes. Noom, elle ne pleure pas, jamais en public. Noom, c'est la force, c'est la folie, ce n'est pas la tristesse, ce n'est pas la mélancolie. Jaiden est en elle, plus que jamais. Elle ne peut continuer à le laisser de côté, à faire semblant qu'elle l'a oublié, que c'est le passé et qu'elle a accepté son départ. Mais, Noom n'a toujours pas fait son deuil, elle s'en veut toujours autant. Elle en est persuadé, s'il a perdu le contrôle de son véhicule, s'il a eu cette terrible mort, c'est de sa faute à elle. Elle est maladroite, elle ne peut pas apporter de bonnes choses quand son côté là est présent. Noom, elle a peur. Peur de s'attacher encore aux autres et de les voir partir. Elle a peur d'aimer, peur de souffrir aussi. Elle est sûre que les gens qui s'attacheront trop à elle, finiront par avoir un malheur dans leurs vies. Mais Noom, elle a un sourire puissant qui lui permet de cacher tout ça, toute cette souffrance. Alors, revenant à ses esprits grâce à la voix d'Anton, elle essuie discrètement la larme coincée dans le coin de son œil. Il l'assure, il ne lui cache rien, elle sait tout. Elle ne sait pas s'il dit vraiment la vérité mais, elle se contente de cette réponse. Elle sait très bien qu'il n'irait pas plus loin. Peut-être n'en a-t-il pas envie, peut-être qu'il fait bien de laisser Noom en dehors de ses histoires plus profondes. Après tout, elle ne lui a pas tout raconté non plus. Noom joue un rôle avec tout le monde, même avec lui. A la remarque d'Anton lui demandant si elle ne comptait pas s'endormir la tête sur son épaule, Noom se relève et s’assoit à nouveau normalement, elle ne veux pas le déranger, elle ne veux plus être un poids pour quelqu'un. « Désolée, je me suis laissé aller. » Noom est très tactile, peut-être même trop pour quelqu'un comme Anton qui est plutôt du genre solitaire. Noom est aussi très curieuse et sa question concernant Matt Rosenberg, lui revient en tête. Elle remet ce sujet sur la table, elle ne sait pas pourquoi pourtant. « Tu le connais bien Matt ? On pourrait l'inviter à l'appartement un de ces jours, tu en penses quoi ? » Elle aurait aimé aussi inviter Ben et essayer de rabibocher les deux frères ensemble, même si, les connaissant depuis toujours, elle savait que c'était très difficile de réussir.

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MessageSujet: Re: noom and chill.   Ven 10 Fév - 13:24

« Tu le connais bien Matt ? » Matt. Oui, il le connaît. Il le connaît pour l’avoir repéré, le premier jour du supplice, la rentrée passée. Avec sa gueule d’innocent et son air de premier. Il s’était demandé si maman n’était pas loin, en train de lui faire des signes de la main et sécher une larme. Avec sa gueule d’ange et son apparence vulnérable. Dès le premier jour, Matt était devenu sa cible. Une cible qu’il n’atteindrait probablement jamais. Mais une cible tout de même, une aspiration. Une frustration. Parce qu’Anton il ne comprenait pas, et il ne comprend pas parfaitement encore pourquoi Matt lui fait autant d’effets. Pourquoi il lui donne une colonie de papillons dans l’estomac, pourquoi il lui fait quitter la terre ferme. Pourquoi il se sent léger, pourquoi il se sent … bien. Près de lui. Ce fracas d’émotions qui se sont entassées dans son cœur sans personne pour y mettre du rangement, sans interprète pour déchiffrer les sentiments, ce beau foutoir lui a fait perdre la tête. Lorsqu’il n’a pas de réponses à ses questions, Anton, il déraille. Comment faire taire la frustration que Matt suscite en lui ? En s’attaquant à elle. Depuis le premier jour, Matt était devenu sa victime. L’objet de ses moqueries. La cible de son travail de sape. Anton voulait le détester, et il a tout fait pour que Matt le déteste en retour. Bousculades. Pression. Provocations. Chantage. Piques assassines. Depuis le premier jour, Anton jouait au con, et force est de constater qu’il y joue bien.
« On pourrait l’inviter à l’appartement un de ces jours, tu en penses quoi ? ». Il se retourne vers elle, sonné. Il la regarde en essayant de rejouer ces dernières paroles. L’inviter ? Ici ? Jamais. Ça l’effraie, à l’idée que Matt puisse pénétrer dans son intimité, même si l’appartement n’avait rien vraiment de personnel pour Anton, si ce n’est sa chambre, où personne n’est acceptée. Matt ? Ici. Non. Il la regarde, le visage tendu, le cœur qui se cogne à sa cage thoracique comme un déchaîné, s’imaginant la panique que ce serait de tomber sur lui, Matt, dans l’appartement. Il déteste imaginer cela, il déteste l’idée d’être complètement démuni, surpris de voir l’objet de sa frustration dans son antre. Il la regarde, Noom, il se demande si elle est tombée sur la tête, mais il lui manque les informations nécessaires pour comprendre pourquoi l’idée d’inviter Matt est une folle monstruosité pour Anton. Du moins pas maintenant. Pas là. Pas avant qu’il est compris pourquoi Matt lui faire perdre ses sens.
« Non. Non. Pas la peine. Enfin, tu fais ce que tu veux quand je suis pas là, mais si je suis là je préférerais autant qu’on ne l’invite pas. Je l’aime pas vraiment. Enfin lui il me déteste. Il n’accepterait jamais de toute façon ». Et il parle beaucoup trop. Il s’imagine toujours Matt, maintenant dans sa chambre, le visage enfantin fardé d’un sourire auquel Anton ne saurait réagir. « Juste, si tu l’invites, tu me préviens. Parce que tu fais ce que tu veux, t’es chez toi, mais une soirée avec un des Rosenberg c’est sans moi. Sans façon ». Il se repositionne sur le canapé, un peu plus loin de Noom. Il a la porte de sa chambre en visuel, au fond du couloir, il aimerait s’y éclipser, là, maintenant, et éviter que Matt soit le sujet principal de la conversation.

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